Mc Solaar : « Je n’ai jamais compris la violence, encore moins celle envers les femmes »
Propos recueillis par Joséphine Simon-Michel
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MC Solaar
© LTD / SÉBASTIEN LEBAN POUR LA TRIBUNE DIMANCHE
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MC Solaar
© LTD / SÉBASTIEN LEBAN POUR LA TRIBUNE DIMANCHE
J'continue mon trajet, j'arrive à la Brasserie Barbès... Quand j'vois MC Solaar peinard assis royal au bar. Il m'dit bouge pas d'là. L'amoureux des mots commande un chocolat chaud - il est 10 heures du matin - d'une voix douce, notre madeleine de Proust.
À 55 ans, il dégage toujours cette sagesse et récolte surtout ce qu'il a semé en trente ans de tempo poétique : l'amour du public grâce à des mélodies emblématiques, des paroles mélancoliques, jamais frénétiques.
Tout a commencé là-bas dans la ville que l'on appelle Dakar... Claude M'Barali a 6 mois quand il débarque à Maisons-Alfort (Val-de- Marne) avec ses parents, d'origine tchadienne. Grand passionné de philosophie, Claude MC le contemplatif a l'âme solaire mais solitaire. Dilettante - parfois un peu trop, assume-t-il -, il arpente les arrondissements, cool assis sur un banc à observer les gens, pas seulement au printemps. Puis quand il est tout en prosodie, il peut écrire à l'infini. Trouve les mots et le flow sans jamais tomber dans la facilité de l'artiste enragé. S'il n'a pas sorti d'album entre 2007 et 2017, MC Solaar se rattrape avec son nouvel opus, Lueurs célestes, un triptyque fort sympathique.
LA TRIBUNE DIMANCHE - Trois albums en un an. Vous n'avez pas fait les choses à moitié !
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MC SOLAAR - Je suis quelqu'un qui a toujours remis à plus tard. Mais comme je voulais absolument sortir un album dans l'année 2024, j'ai contacté les bonnes personnes pour me diriger car je manque d'initiative. Et de confiance aussi. Depuis l'enregistrement de ce triptyque, je ne suis plus le même. J'ai enfin un Google Agenda, j'honore les rendez-vous. Même si c'est un défi de tous les jours, je suis certain que je vais m'habituer à cette nouvelle vie.
Propos recueillis par Joséphine Simon-Michel
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