Cinéma : Guédiguian, la vie comme on peut
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Rosa et Henri campés par une Ariane Ascaride combative et un touchant Jean-Pierre Darroussin
© AGAT FILMS/BIBI
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Rosa et Henri campés par une Ariane Ascaride combative et un touchant Jean-Pierre Darroussin
© AGAT FILMS/BIBI
Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM
« Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café
Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028
Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »
Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance
« 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir
Après un détour par Bamako pour son précédent film, Robert Guédiguian revient comme à son habitude à Marseille et propulse, dès les premières images, le spectateur dans la réalité sociale de l'époque.
À lire également
C'est ici le drame de l'effondrement de trois immeubles de la rue d'Aubagne en 2018 qui pose d'emblée un décor propice aux interrogations des personnages, en prise avec la vie comme elle va, avec ses grands hauts, ses grands bas et ce fichu moral souvent en dents de scie. Faut-il désespérer ou continuer à se battre ? Faut-il aimer ou se replier sur soi ? Faut-il s'engager encore ou confier la cause aux plus jeunes ? C'est ainsi que Rosa (Ariane Ascaride, toujours joliment combative) oscille avec courage entre son travail d'infirmière tantôt réjouissant, tantôt épuisant, son nouvel et inespéré amour avec Henri (touchant Jean-Pierre Darroussin), libraire à la retraite et amoureux bienveillant... mais aussi le rôle de rassembleuse politique que veulent lui faire endosser les responsables des partis politiques de gauche locaux, incapables de s'entendre (un rôle inspiré de Michèle Rubirola, icône du Printemps marseillais qui permit à la gauche unie de remporter les municipales en 2020). Les deux protagonistes doivent aussi composer avec leurs enfants respectifs, amoureux eux aussi, qui se débattent entre leur engagement social parfois éprouvant et leur volonté souvent contrariée de fonder une famille. Dans ce film à la fois sombre et lumineux et dans ces vies bien pleines où le travail, l'engagement politique et l'amour tour à tour découragent et galvanisent les êtres, il faut bien au final que la vie l'emporte et que la fête continue. ■
Et la fête continue !, de Robert Guédiguian, avec Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin, Lola Naymark, Robinson Stévenin. 1 h 46. Sortie mercredi.
OPINION. « Le grand déclassement est déjà là », par Jean-Luc Ginder, économiste
Final Four de handball féminin : l’Europe parle français
Courbet, Rembrandt, Monet, De Vinci... Quand les artistes explorent l'art de l'autoportrait
Olivier Faure, une « pré-primaire » pour contraindre Glucksmann. La chronique politique de Pierre Lepelletier