« Sur terre, la vie est plus compliquée » (Thomas Pesquet)
Propos Recueillis Par JosÉphine Simon-michel
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Place de l’Odéon à Paris, mercredi.
CYRILLE GEORGE JERUSALMY POUR LA TRIBUNE DIMANCHE
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Place de l’Odéon à Paris, mercredi.
CYRILLE GEORGE JERUSALMY POUR LA TRIBUNE DIMANCHE
Dans son autobiographie, Ma vie sans gravité, Thomas Pesquet se dévoile mais pas trop. Quand notre objectif est de savoir qui se cache vraiment derrière son scaphandre, le sien est de viser la lune.
LA TRIBUNE DIMANCHE-
Vous étiez quand même vraiment mieux là-haut, non ?THOMAS PESQUET- Clairement. La vie était intense, mais au final plus simple. Avec des priorités claires, des moyens de communication limités, des interlocuteurs contrôlés. Sur Terre, la vie est plus compliquée. Tout le monde a mon numéro de téléphone, il y a plein de choses à faire. Et puis l'actualité est déprimante. Ces six mois de parenthèse dans l'espace, c'était précieux pour ça aussi.
Dans votre livre, vous expliquez que votre compagne, Anne, a très mal vécu le jour de votre départ dans la Station spatiale internationale [ISS]. Vous avez ressenti de la culpabilité ?
Pas sur le moment, car c'est alors l'aboutissement d'un travail dans lequel j'avais tout investi depuis des années. Avec le recul, je m'en veux de ne pas avoir ressenti qu'elle souffrait de me voir partir. Peut-être par manque d'empathie. Je me rends compte aujourd'hui à quel point ça a été difficile pour mes proches.
Depuis votre séjour, vous croyez aux extraterrestres ?
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La vie ailleurs que sur la Terre, oui, je pense. Pas les petits hommes verts avec leurs vaisseaux spatiaux... mais une forme de vie, oui, pourquoi pas ? On trouve de nouvelles exoplanètes tous les jours et des milliards de galaxies. Ce serait quand même un peu présomptueux de se dire qu'on est les seuls.
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