A Gaza, la trêve sur un fil
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Alors que certains des otages palestiniens et israéliens rentrent chez eux, la trêve en péril.
LTD/ Yossi ZAMIR/AFP
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Alors que certains des otages palestiniens et israéliens rentrent chez eux, la trêve en péril.
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Tout peut dérailler, à n'importe quel moment. Les cris de joie, les larmes de soulagement et les interminables embrassades du deuxième échange entre otages israéliens du Hamas et prisonniers palestiniens détenus par Israël ont laissé la place à de nouvelles tensions et à une incertitude quant à la poursuite de l'accord de cessez-le-feu.
La matinée avait commencé avec les sourires des quatre soldates relâchées après 477 jours de captivité. Passé maître dans l'art de la mise en scène, le Hamas a organisé la remise en liberté de Liri Albag, Karina Ariev, Daniella Gilboa et Naama Levy avec des files d'hommes cagoulés et armés, une estrade montée pour l'occasion et une table pour la co-signature du « certificat de libération » entre un responsable du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et un combattant.
À Tel-Aviv, sur la place des Otages, des milliers d'Israéliens ont suivi sur des écrans géants les premiers moments de liberté de ces toutes jeunes adultes, âgés de 19 à 20 ans, avant qu'elles retrouvent leurs familles. Quelques heures plus tard, au moment exact où un hélicoptère de l'armée israélienne transportant les soldates atterrissait à Tel-Aviv pour des examens médicaux dans un hôpital, trois bus blancs du CICR arrivaient à Ramallah, en Cisjordanie occupée, avec à leur bord des dizaines de prisonniers palestiniens.
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Deux cents ont été relâchés hier. Parmi eux, des hommes, des femmes et des mineurs, qui étaient en détention administrative en Israël sans avoir été jugés. Un ancien membre du Fatah, Mohamed Tous, a été libéré après quarante ans d'emprisonnement. L'homme, âgé de 69 ans, fait d'ailleurs partie des 70 détenus condamnés à la prison à vie et envoyés en Égypte en attendant d'être déportés dans un pays arabe.
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