Le refus des autorités algériennes de recevoir un influenceur que la France tentait d’expulser dégrade les relations déjà abîmées entre les deux pays.Stupéfaction, humiliation, escalade... Depuis le refus d'Alger il y a quatre jours de recevoir un influenceur algérien que la France voulait expulser, les mots employés par les ministres français de l'Intérieur et des Affaires étrangères semblent montrer que Paris ne compte pas en rester là. Selon nos informations, l'idée d'un train de sanctions contre le pays maghrébin serait même envisagée même si celle-ci n'aurait, pour l'instant, pas été totalement validée.
Une énième crise entre l'Algérie et la France vient donc de s'ouvrir, la plus grave depuis des années. Ce nouvel épisode a commencé jeudi après-midi, quand un influenceur algérien, connu sur TikTok sous le nom de Doualemn, débarque à Alger escorté des forces de l'ordre françaises. Les autorités algériennes refusent alors de l'accueillir et le renvoient par avion le soir même.
« C'est du jamais-vu, affirme-t-on au ministère de l'Intérieur en évoquant l'affaire. C'est la première fois qu'un pays interdit à l'un de ses ressortissants d'entrer sur son propre territoire. » Placé à son retour au centre de rétention administratif du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne), Doualemn attend à présent son procès prévu le 24 février pour « provocation à commettre un crime ».
Le parquet de Montpellier, où cet homme de 59 ans avait été interpellé début janvier, l'accuse d'avoir appelé « à la torture » après avoir demandé à ses followers de « donner une sévère correction » à un opposant au régime d'Alger.
Le gouvernement français mène une campagne de désinformation voire de mystification.
Ministère des Affaires étrangères algérien