Etats-Unis : l'emploi finit l'année dans le vert
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Les créations d'emploi se sont accélérées au mois de décembre aux Etats-Unis.
ANDREW KELLY
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Les créations d'emploi se sont accélérées au mois de décembre aux Etats-Unis.
ANDREW KELLY
Bonne nouvelle sur le front de l'emploi outre-Atlantique. Les créations se sont accélérées au mois de décembre aux États-Unis. Sur le dernier mois de l'année, 256.000 emplois ont été créés, davantage que le mois précédent. Les chiffres pour celui-ci ont en revanche été révisés en légère baisse (212.000 contre 227.000 initialement). Le chômage a ainsi été ramené à 4,1% (-0,1 point), selon les données publiées ce vendredi 10 janvier par le département du Travail.
« L'emploi a progressé dans la santé, les emplois publics et l'aide sociale. Le commerce de proximité est également reparti à la hausse après des destructions d'emploi en novembre », a détaillé le ministère dans son communiqué.
Sur le dernier trimestre, l'emploi avait dans un premier temps souffert de la grève persistante chez Boeing et du passage de deux ouragans dévastateurs dans le sud du pays avant de repartir à la hausse en novembre. Mais signe que le marché de l'emploi reste très solide, le nombre de personnes ayant perdu « de manière définitive leur emploi » est en recul sur un mois, même s'il reste stable sur un an. Ce qui montre également un retour à la normale après deux années de chiffres particulièrement positifs dans la foulée de la reprise économique post-Covid.
Conséquence de ce marché de l'emploi en bonne santé, les salaires progressent également en décembre, de 0,3% sur un mois. Sur un an, ils ont augmenté en moyenne de 3,9%, ce qui est désormais supérieur au rythme de l'inflation. Cette dernière atteignait 2,4% sur un an au mois de novembre, selon l'indice PCE privilégié par la Réserve fédérale (Fed), la banque centrale américaine, pour sa politique monétaire.
La Fed suit d'ailleurs à la loupe les chiffres de l'emploi, car ses missions sont d'assurer à la fois la stabilité des prix et le plein-emploi. Mais tant que l'emploi reste solide, elle peut continuer à se concentrer sur la lutte contre l'inflation, qui n'est toujours pas revenue au niveau espéré de 2%, son objectif de long terme.
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Sur les derniers mois de l'année, elle a même eu tendance à réaccélérer un peu, alors même que la Fed avait entamé son cycle de baisse des taux, estimant que l'inflation était sur le bon rythme pour retourner vers la cible. À l'issue de la réunion des 17 et 18 décembre, la Fed avait décidé de baisser ses principaux taux directeurs d'un quart de point, portant à un point le total des baisses enclenchées depuis septembre. Ses principaux taux sont désormais situés dans une fourchette comprise entre 4,25% et 4,50% et aucune baisse n'est attendue par les marchés lors de la prochaine réunion, prévue fin janvier. Jeudi, une responsable de la Fed, Michelle Bowman, a d'ailleurs estimé que la baisse de taux de décembre devrait être la dernière, au risque de voir l'inflation repartir.
Par ailleurs, ces données ont surpris les marchés. Les analystes tablaient au contraire sur un ralentissement, prévoyant 154.000 créations d'emploi et un taux de chômage stable, selon le consensus publié par briefing.com.
Ces « données cruciales sur l'emploi » américain en décembre « pourraient redéfinir la trajectoire des taux d'intérêt de la Réserve fédérale » américaine, explique Stephen Innes, analyste chez SPI AM. Des données plus fortes que prévu laissent présager une pause de la Banque centrale américaine (Fed) dans sa baisse de taux. Alors que des données plus faibles auraient renforcé l'espoir d'une baisse au printemps.
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La Bourse de New York a ainsi ouvert en nette baisse vendredi, crispée par ces chiffres. Dans les premiers échanges, le Dow Jones reculait de 0,76%, l'indice Nasdaq perdait 1,09% et l'indice élargi S&P 500 lâchait 0,86%.
(Avec AFP)
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