Face à des désaccords avec la Direction générale de l'Aviation civile (DGAC), le syndicat majoritaire SNCTA appelle à la grève dans plusieurs centres de contrôle aériens locaux. Un mouvement qui pourrait devenir national par la suite.La journée du mardi 17 décembre s'annonce difficile dans plusieurs grands aéroports régionaux. Le Syndicat national des contrôleurs du trafic aérien (SNCTA), principale organisation de la profession, appelle à la grève dans les tours de contrôle d'Ajaccio, de Lyon et de Montpellier. Une mobilisation qui pourrait déboucher sur un mouvement national.
Malgré les dispositions du service minimum mises en place par la Direction générale de l'Aviation civile (DGAC), le trafic sera fortement perturbé dans les aéroports concernés. Elle « invite les passagers qui le peuvent à reporter leur voyage et à s'informer auprès de leur compagnie aérienne pour connaître l'état de leur vol ».
Des centres plus touchés que d'autres
Montpellier sera le plus durement touché. Sur les 18 vols au départ et 18 à l'arrivée prévus ce mardi, seul le vol Montpellier-Paris CDG de 6 heures du matin est maintenu. L'infrastructure aéroportuaire indique que les différents commerces seront fermés. Selon la DGAC, cette fermeture des services de navigation aérienne entre le mardi 7 heures et le mercredi 6h45, touchera aussi Nîmes et Perpignan, qui sont gérés par le centre de navigation de Montpellier.
A Lyon Saint-Exupéry, les perturbations s'annoncent aussi importantes. Pour limiter l'impact, la DGAC a demandé aux compagnies aériennes de réduire leur programme de vols de 60% sur l'aéroport entre 6 et 23 heures. Contacté, l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry confirme qu'une centaine de vols pourraient être impactés selon les prévisions de la DGAC, sur 246 initialement programmés, sans plus de précisions à ce stade.
Léo Barnier, Cécile Chaigneau, Marie Lyan et Jean-Marc Rafaelli