Vladimir Poutine en maître des horloges
Paul Gogo, correspondant à Moscou
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Vladimir Poutine, au Kremlin, à Moscou, le 4 août.
LTD/Mikhail METZEL/POOL/AFP
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Vladimir Poutine, au Kremlin, à Moscou, le 4 août.
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L'idée d'une rencontre entre les présidents américain et russe était dans les tuyaux depuis de nombreux mois. Donald Trump insistait, Vladimir Poutine en balayait systématiquement le principe. Dix jours après l'annonce d'un ultimatum à l'attention du Kremlin, dont l'hostilité à toute concession semble agacer la Maison-Blanche, le président russe sort cette dernière carte pour, encore une fois, casser le compteur.
Vendredi, jour de l'expiration du délai annoncé par Washington, la menace de droits de douane contre ceux qui se fournissent en pétrole russe semble s'être évaporée avec l'annonce de cette rencontre au sommet le 15 août, en Alaska. Donald Trump est d'ores et déjà invité en Russie pour un prochain rendez-vous.
Le Kremlin était convaincu depuis longtemps que le changement de ton de Donald Trump envers la Russie était lié à des questions de politique nationale. Le président américain veut une photo qui illustrerait un pas vers la paix annoncée durant sa campagne ; la Russie lui donne ce nouvel os à ronger, qui ne lui coûte pas cher et qui lui permettra certainement de continuer ses attaques sur l'Ukraine.
Car, vu de Moscou, il serait aujourd'hui contre-nature de stopper une offensive de plus en plus productive et globalement acceptée par la population. L'été est la saison de la guerre, et le Kremlin se voit bien en profiter au maximum. Il ne serait pas étonnant de voir émerger lors de la rencontre entre les deux présidents des annonces dont la mise en œuvre serait annoncée pour l'automne, voire l'hiver.
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À la veille de ce sommet, les rumeurs vont bon train dans la presse américaine. Donald Trump a annoncé vendredi avoir abordé la question d'un « échange de territoires » avec la partie russe. Une formulation floue alors que l'Ukraine n'a rien à échanger, et qui laisse craindre des concessions territoriales faites au nom de Kiev.
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Paul Gogo, correspondant à Moscou