Russie : pourquoi l'économie vacille après trois ans de guerre
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Vladimir Poutine a affirmé que son pays ne devait « en aucun cas entrer en récession ».
Gavriil Grigorov
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Vladimir Poutine a affirmé que son pays ne devait « en aucun cas entrer en récession ».
Gavriil Grigorov
L'économie russe s'essouffle, trois ans après le début de la guerre en Ukraine. Si elle avait fait preuve en 2023 et 2024 d'une résilience inattendue face aux sanctions prises par les Occidentaux depuis 2022 - année du début de l'offensive lancée par Moscou -, la conjoncture a changé depuis quelques mois. La croissance a ralenti au premier trimestre à 1,4 %, son niveau le plus faible depuis les trois premiers mois de 2023, selon des chiffres officiels, et les perspectives sont moins bonnes que l'an passé. Faisant ainsi pointer le risque de voir cette tendance s'installer durablement.
Vendredi, Vladimir Poutine a, d'ailleurs, affirmé que son pays ne devait « en aucun cas entrer en récession », sur fond de ralentissement de l'économie. « Certains spécialistes et experts pointent du doigt des risques d'une stagnation et même d'une récession. Nous ne devons le permettre en aucun cas », a déclaré le président russe, lors d'un discours au forum économique de Saint-Pétersbourg. Croissance, inflation, déficit budgétaire, La Tribune revient sur les indicateurs qui montrent un ralentissement de l'économie russe.
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À commencer par la croissance, très dépendante du complexe militaro-industriel, mais pas seulement. « La croissance générale du PIB est loin d'être liée uniquement au complexe militaro-industriel, comme certains le croient », a souligné Vladimir Poutine. « Oui, bien sûr, il a joué ici son rôle, mais nous devons continuer à surveiller de près la structure de cette croissance », a-t-il poursuivi.
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