L'inauguration officielle des travaux de la ligne LGV reliant Kenitra à Marrakech par le roi Mohammed VI fin avril a été un vrai moment de liesse. Longue de 430 kilomètres, mobilisant plus de 5 milliards d'euros, elle doit doter le pays d'une infrastructure très attendue, notamment dans le cadre de la Coupe du monde de football 2030, que le pays organise avec l'Espagne et le Portugal.
Mais ce chantier important est aussi la parfaite illustration de la coopération économique qui s'est renforcée entre le royaume chérifien et l'Hexagone. Car c'est Alstom qui a été choisi pour fournir les 18 rames TGV, construites en France, qui alimenteront la ligne, tandis que Colas, présent au Maroc depuis un siècle, s'est vu attribuer trois contrats dont celui de la conception et de la construction des voies.
Lune de miel économique
Oublié, le froid qui a quelque peu gelé les relations diplomatiques entre les deux pays et, par ricochet, mis en suspens certains accords entre les entreprises. Les 10 milliards de contrats signés en octobre dernier démontrent la volonté des deux pays de renouer leur entente et le partenariat qu'ils ont tissé au fil du temps.
Et, six mois après la visite d'État du président français, la lune de miel économique se poursuit, comme le démontrent les discussions qui entourent l'opportunité pour Airbus de fournir des avions à Royal Air Maroc. La compagnie nationale marocaine vise en effet le renouvellement et le développement de sa flotte, qu'elle souhaite faire passer de 60 appareils actuellement à 200 appareils à l'horizon 2037.