Le Maroc est-il devenu le nouvel eldorado de l'hydrogène vert et de ses dérivés ? C'est ce que l'on pourrait penser au regard des vastes projets dévoilés par TotalEnergies et Engie. Ceux-ci ont été révélés à l'occasion de la visite d'Etat de trois jours d'Emmanuel Macron, placée sous le signe d'une grande relance de la relation franco-marocaine dont la traduction s'illustre par de nombreux partenariats économiques.
À travers le projet « Chbika », TotalEnergies entend développer, conjointement avec l'autrichien Eren, un gigawatt de capacités solaires et éoliennes terrestres (soit peu ou prou l'équivalent d'une tranche nucléaire) dans la région en pleine transformation de Guelmim-Oued Noun. Objectif : produire de l'hydrogène, et surtout, quelque 200.000 tonnes d'ammoniac vert par an à destination du marché européen.
« Ce projet constituera la première phase d'un programme de développement visant à créer un centre de production d'hydrogène vert de taille mondiale », avance la major pétro-gazière, dans un communiqué de presse. Si aucun montant officiel n'a été avancé, cette première brique d'investissements pourrait se chiffrer à un, voire deux milliards d'euros.