Le Maroc lance l’extension de sa ligne TGV, un chantier à plus de 5 milliards d’euros
La Tribune (avec AFP)

La première portion LGV, reliant Tanger à Kénitra sur un tracé d'environ 180 km, a été inaugurée en 2018.
LTD/Duffour/Andia.fr
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La première portion LGV, reliant Tanger à Kénitra sur un tracé d'environ 180 km, a été inaugurée en 2018.
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Le roi Mohammed VI a donné, ce jeudi à Rabat, le coup d'envoi officiel des travaux d'extension de la ligne à grande vitesse (LGV) marocaine en direction de Marrakech. Objectif : une mise en service avant la Coupe du monde 2030, que le royaume coorganisera avec l'Espagne et le Portugal.
Chiffré à plus de 5 milliards d'euros, hors matériel roulant, ce chantier ferroviaire s'inscrit dans une stratégie de modernisation des infrastructures nationales. Selon l'agence marocaine MAP, la future ligne reliera Kénitra, dans le nord-ouest du pays, à Marrakech, sur un tracé de 430 kilomètres. Le trajet devrait être effectué en 2 heures 40, contre plus de 5 heures aujourd'hui.
Déjà fournisseur de la première génération de rames à grande vitesse pour le tronçon Tanger-Casablanca, le groupe français Alstom a remporté en février un contrat de 781 millions d'euros pour la fourniture de 18 nouveaux trains à grande vitesse. Ce projet a été initialement évoqué lors de la visite du président Emmanuel Macron à Rabat en octobre dernier.
« C'est un moment structurant qui consacre une nouvelle étape dans le transfert d'expertise entre la France et le Maroc », a salué Laurent Saint-Martin, ministre délégué au Commerce extérieur, en marge d'un forum économique dédié au Mondial 2030.
L'extension de la LGV s'inscrit dans un programme plus vaste mené par l'Office national des chemins de fer (ONCF), qui mobilise plus de 9 milliards d'euros d'investissement. Ce plan comprend notamment l'acquisition de 168 trains pour un montant global de 2,75 milliards d'euros, ainsi que le développement de réseaux de transport métropolitain à Casablanca, Rabat et Marrakech (environ 1,3 milliard d'euros).
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Parmi les autres grands bénéficiaires du programme : l'entreprise espagnole CAF, retenue en février pour fournir 30 trains interurbains (avec option sur 10 supplémentaires), et le sud-coréen Hyundai Rotem, qui livrera 110 trains de banlieue.
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