Financement des dépenses militaires : Bercy mise sur le Livret A

Fanny Guinochet
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Avec des comptes publics dans le rouge, comment trouver de l'argent pour financer les investissements nécessaires à l'armement sans augmenter les impôts ni creuser le déficit ? Telle est l'équation difficile à laquelle le gouvernement doit répondre.
Avant-hier, François Bayrou a reconnu qu'une souscription nationale était une option envisagée. Type grand emprunt, comme la France a pu en faire sous Édouard Balladur, en 1993. En 2009, en pleine crise financière, Nicolas Sarkozy avait lui aussi imaginé une souscription nationale avant d'y renoncer, tant le coût aurait été élevé pour l'État. À l'époque, la France avait meilleur compte de se financer sur les marchés que de se tourner vers ses ménages.
« La donne a changé : les investisseurs, ceux qui nous prêtent, ne cessent de relever le niveau de leurs primes, et le coût de notre dette s'envole. L'option peut donc être intéressante », plaide un haut fonctionnaire de Bercy. Une souscription nationale, volontaire ou forcée, présenterait ainsi l'avantage de ne pas dépendre des marchés, mais de faire appel aux Français dont les bas de laine débordent.
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Selon les dernières données de France Assureurs, en janvier, les sommes versées sur les contrats d'assurance-vie n'ont jamais été aussi élevées, l'afflux net d'argent depuis quinze ans atteint des records, l'en-cours de l'assurance-vie est à son maximum, au-dessus des 2 000 milliards d'euros, quand celui des livrets A et des LDDS dépasse les 600 milliards.
Fanny Guinochet