Investissements étrangers en France : les premiers signes d'un désamour
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le nombre d'investissements étrangers en France a baissé de 7% entre 2023 et 2024.
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le nombre d'investissements étrangers en France a baissé de 7% entre 2023 et 2024.
Reuters
L'image de la France se dégrade aux yeux des étrangers. Erigée en pilier de la politique économique d'Emmanuel Macron, l'attractivité de l'Hexagone a flanché en 2024 selon le premier bilan de l'agence Business France dévoilé ce mercredi. Le nombre d'investissements étrangers a chuté de 7 % entre 2023 et 2024.
Les services de l'opérateur ont recensé en tout 1.688 projets d'investissements l'année dernière, contre 1.815 en 2023 et 1. 725 en 2022. Sur le total de l'année 2024, près de la moitié des projets (48 %) concerne la création de nouveaux sites. Pour le reste, ce sont principalement des extensions. « Energie compétitive, abondante et décarbonée, main d'œuvre qualifiée, aides fiscales à la recherche : la France est une terre d'investissements pour de nombreuses entreprises étrangères », s'est malgré tout félicité le ministre de l'Economie Eric Lombard dans le communiqué.
Dans les documents envoyés la presse, Business France évoque « une France résiliente dans un contexte mondial incertain », mais n'évoque à aucun moment la dissolution de l'Assemblée nationale survenue en juin et les répliques de cette décision fracassante sur l'instabilité politique et budgétaire de l'Hexagone.
Or, cette résilience de l'Hexagone est clairement en trompe l'oeil. Le choix du chef de l'Etat de dissoudre l'Assemblée, largement contesté dans sa majorité, a contribué à saper le moral des investisseurs étrangers, mesuré dans plusieurs enquêtes.
À lire également
Cette baisse de l'attractivité représente un coup dur pour le chef de l'Etat, qui essaie de revenir au centre de la scène internationale secouée de toutes parts par les soubresauts de la politique économique et commerciale trumpiste. Il y a un an jour pour jour, l'entourage du chef de l'Etat insistait sur « cette priorité qui est celle du président de la République, qui est de renforcer l'attractivité de la France ». L'Elysée mettait en avant « la politique pro-business » menée depuis 2017, les réformes sur le coût du travail et la fiscalité du capital. « Cette politique d'attractivité, au final, s'est avérée payante puisque les résultats sont là », assurait alors un proche du président.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.
