Les produits structurés : risque faible, gain fixe
Marc Fiorentino

Dans le contexte morose actuel, les produits structurés reviennent sur le devant de la scène.
LTD/Koto Amatsukami/Shutterstock
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Dans le contexte morose actuel, les produits structurés reviennent sur le devant de la scène.
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Face à la volatilité des marchés financiers et à la baisse à venir du rendement des placements sans risque, les produits structurés reviennent sur le devant de la scène. Ils séduisent les épargnants à la recherche d'un équilibre entre rendement attractif et maîtrise du risque et offrent une visibilité rare dans le monde des investissements financiers. Mais malgré les avantages évidents, cette solution est aujourd'hui délaissée par de nombreux investisseurs.
À sa décharge, elle pâtit d'un nom peu emballant. Rien qu'à l'évocation du terme « produit structuré » ou même d'« EMTN » (euro medium term notes), les épargnants la balaient d'un revers de main : produit trop complexe, trop risqué, destiné aux investisseurs très aguerris. En réalité, les produits structurés proposés au sein de l'assurance-vie, du plan d'épargne retraite, voire du compte-titres, bénéficient d'un encadrement strict qui en fait des solutions adaptées à de nombreux profils d'épargnants.
Bien que ces produits soient « structurés », donc avec de l'ingénierie patrimoniale, ils ne sont pas si difficiles à comprendre. L'épargnant doit simplement connaître six données. 1. L'indicateur de référence : une action, un indice, etc. 2. La date d'échéance. 3. Les possibilités de remboursement anticipé (généralement chaque année). 4. Le gain visé. 5. La condition pour obtenir ce gain. 6. Le niveau de la protection offert en cas de baisse du sous-jacent. Ces paramètres sont définis au moment de la souscription, et permettent donc de bien percevoir les différents scénarios possibles : les scénarios « favorables », où on obtient le remboursement du capital avec le gain fixé, à l'échéance ou lors d'un remboursement anticipé. Le scénario « médian », où l'on ne reçoit que le remboursement du capital à l'échéance.
Et enfin le scénario « défavorable », où l'on subit une perte en capital. Contrairement à une autre idée reçue, les produits structurés ne sont pas forcément très risqués. Ils se déclinent en différentes variantes adaptées à des profils de risque variés. Les plus prudents privilégieront les produits où le capital est garanti à l'échéance quelle que soit l'évolution du sous-jacent. Pour les investisseurs plus dynamiques, des produits plus rémunérateurs existent. Par exemple, des rendements cibles annuels de 8 % à 12 % peuvent être atteints, à condition d'accepter un risque sur le capital. Celui-ci est en effet remboursé à l'échéance si et seulement si le sous-jacent n'est pas passé sous un certain niveau par rapport à son niveau initial : -20 %, -30 %, -50 %...
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Plus la barrière sera faible, plus le gain visé sera élevé, mais le risque également. Par rapport à un placement en actions, le risque est donc mieux contrôlé, la probabilité de perdre est plus faible, avec en contrepartie un gain fixé et limité. Est-ce plus intéressant qu'un investissement en actions ? Disons plutôt que, dans l'univers des placements financiers, vous avez d'un côté la classe d'actifs « actions », très risquée mais qui peut rapporter beaucoup, et de l'autre côté les actifs « sans risque », livret A ou fonds en euros par exemple, dont le rendement est relativement faible. Entre les deux se trouvent les produits structurés. Une classe d'actifs à part entière.
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