Primark, petits prix, gros succès
Marie-Pierre Gröndahl
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Primark est présent dans 17 pays, dont la France (ici à Bordeaux).
LTD/Sébastien ORTOLA/REA
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Ce sera le 28e. Le 5 décembre, Primark inaugurera près de Tours son nouveau magasin en France, où le géant irlandais du prêt-à-porter s'est installé en 2013 et qui est devenu son troisième marché.
Comme chaque fois, plus d'un millier de clients guetteront l'ouverture pour arpenter les 2 850 mètres carrés à leur disposition, à la recherche de tee-shirts, sous-vêtements, chaussettes ou de mode enfantine - ces essentiels de l'habillement dont l'enseigne, créée à Dublin en 1969, se revendique experte (ils représentent 50 % de son offre) et qu'elle vend désormais dans 453 grandes surfaces réparties dans 17 pays, en Europe et aux États-Unis.
Sans toutefois négliger le reste, des manteaux au maquillage, de la déco aux accessoires. Cinquième acteur planétaire de la fast fashion, dominée par l'espagnol Inditex (Zara, Massimo Dutti...), la filiale du groupe anglo-canadien Associated British Foods, dirigée par Paul Marchant depuis 2009, n'en finit plus de grandir. En 2023-2024, son chiffre d'affaires a grimpé de 6 % - à comparer avec une hausse de 2 % pour sa maison mère -, pour atteindre 11,38 milliards d'euros.
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Sa marge opérationnelle, elle, a bondi de... 53 %, à 1,3 milliard. Une performance qui lui permet de talonner le quatrième acteur du secteur, l'américain Gap, en difficulté depuis plusieurs années. La progression est régulière. Chute de la consommation, évolution des circuits de distribution, pandémie, difficultés de la chaîne logistique n'ont pas enrayé sa croissance. Ni contraint l'enseigne à modifier son modèle économique, pourtant plus traditionnel que celui de ses concurrents.
Marie-Pierre Gröndahl
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