Taïwan sous pression américaine
Aylin Ho, correspondante à Taïwan
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Bien que fragilisé en interne, Lai Ching-te poursuit les négociations avec Donald Trump.
LTD/Cheng-Chia Huang/ZUMA Press Wire/Reuters
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Bien que fragilisé en interne, Lai Ching-te poursuit les négociations avec Donald Trump.
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Des droits de douane qui ressemblent à un lâchage de la part des États-Unis, et qui laissent un goût amer aux Taïwanais. Après des mois de négociations, la Maison-Blanche a annoncé qu'elle allait taxer à 20 % les produits en provenance de l'île, à partir du jeudi 7 août. Un chiffre inférieur aux 32 % annoncés en avril mais supérieur aux 15 % accordés aux concurrents régionaux, comme le Japon ou la Corée du Sud.
Dès le lendemain de l'annonce, le président Lai Ching-te, déçu, a voulu se montrer combatif : « Nous poursuivrons les négociations pour obtenir un taux plus favorable pour Taïwan. » Cet épisode arrive dans une période délicate pour Taïwan, et suscite de véritables craintes sur l'île, qui compte toujours sur la protection des États-Unis face à la menace chinoise. Mais le président américain a comme toujours son propre agenda, ses priorités.
En pleines négociations avec son homologue chinois, Donald Trump cherche à apaiser ses relations avec Pékin, en vue d'un éventuel sommet à la rentrée. Washington avait déjà donné des signes avant-coureurs de sa prise de distance, en refusant fin juillet la demande de Lai Ching-te de faire une escale à New York, lors d'un voyage prévu en Amérique du Sud : pour la Chine, toute visite de dirigeants taïwanais aux États-Unis s'apparente à un casus belli.
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Une information qui a, depuis, été démentie par le porte-parole du bureau présidentiel taïwanais, expliquant que Lai Ching-te n'avait pas de déplacement prévu à l'étranger dans les mois à venir. Une cacophonie qui illustre l'ambiguïté quant au soutien de l'actuelle administration aux autorités de l'île.
Aylin Ho, correspondante à Taïwan
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