Semi-conducteurs : TSMC investit 100 milliards aux Etats-Unis, mais Taïwan conservera « ses procédés les plus avancés »
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L’enveloppe servira à investir dans des « usines de pointe » sur le sol américain.
DADO RUVIC
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L’enveloppe servira à investir dans des « usines de pointe » sur le sol américain.
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Le géant taïwanais des semi-conducteurs TSMC a annoncé à la Maison-Blanche qu'il allait investir 100 milliards de dollars aux Etats-Unis, amenant Taipei à exiger que « ses processus de fabrication les plus avancés » restent dans l'île pour ne pas affaiblir sa position face aux menaces d'invasion de la Chine. « Ils investiront au moins 100 milliards de dollars aux Etats-Unis à court terme pour construire des usines à la pointe en matière de production de semiconducteurs », a déclaré le président américain Donald Trump, prenant la parole avant le PDG de TSMC, C.C. Wei. Cet investissement permettra « de créer des milliers d'emplois », « très bien payés », a-t-il salué.
M. Wei a souligné que son entreprise était déjà en train d'investir 65 milliards de dollars pour la construction de trois usines en Arizona.
L'investissement total, a-t-il expliqué, s'élèvera désormais à 165 milliards, pour trois autres usines de fabrication et deux sites de conditionnement, toujours en Arizona. Un centre de recherche et développement est également prévu.
Taïwan conservera sur son territoire les procédés de fabrication de semi-conducteurs « les plus avancés », a affirmé mardi la présidence de l'île, après l'annonce d'un investissement de 100 milliards de dollars du géant taïwanais TSMC aux États-Unis.
Le gouvernement veillera auprès de TSMC à ce que « ses processus de fabrication les plus avancés restent à Taïwan », a déclaré la porte-parole de la présidence, Karen Kuo, face aux craintes de délocalisation massive des industries de pointe qui affaibliraient l'île démocratique face à la Chine.
Depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier, Donald Trump a appelé les entreprises à créer des emplois dans l'industrie aux États-Unis, soulignant que cela leur permettrait d'échapper aux droits de douane qu'il met en place.
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Il a déjà invité à la Maison-Blanche des dirigeants de quelques-unes des plus grandes entreprises au monde pour y annoncer des investissements massifs. TSMC subit depuis longtemps des pressions pour déplacer une plus grande partie de sa production hors de Taïwan, où se trouve la majeure partie de ses usines de fabrication.
En février, le président de Taïwan, Lai Ching-te, avait même annoncé que l'île allait « étendre ses investissements et ses achats aux États-Unis afin d'encourager un équilibre commercial entre les deux pays », pour éviter des droits de douane. Avant d'ajouter que Taïwan est prête à travailler avec des partenaires démocratiques tels que les États-Unis pour construire une « chaîne d'approvisionnement en semi-conducteurs plus résistante et plus diversifiée. »
Mais avant même l'arrivée du républicain au pouvoir, TSMC avait annoncé en 2024 de construire trois usines sur le sol américain pour produire des puces de pointe. Gina Raimondo, l'ex ministre du commerce avait assuré en avril que TSMC allait créer « au moins 6 000 emplois directs » dans ces usines, « plus de 20 000 emplois » pour la construction et « des dizaines de milliers d'emplois indirects ».
Lael Brainard, principale conseillère économique de Joe Biden avait précisé, elle aussi, en avril, que l'investissement envisagé par TSMC s'appuyait sur un accord préliminaire avec le ministère du Commerce, lié à une grande loi d'investissement dans les technologies, le « Chips and Science Act ». Selon cet accord, l'entreprise taïwanaise recevra jusqu'à 6,6 milliards de dollars de financements directs et pourra bénéficier de 5 milliards supplémentaires sous forme de prêts.
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Fin janvier, TSMC a annoncé avoir dégagé un bénéfice net de 374,7 milliards de dollars taïwanais (11,1 milliards d'euros) au dernier trimestre de l'année 2024, en hausse de 57 % par rapport à la même période en 2023.
Ce résultat a dépassé les prévisions d'économistes sondés par l'agence Bloomberg, qui anticipaient un bénéfice net légèrement inférieur, à 369,8 milliards de dollars (10,9 milliards d'euros), ce qui va dans le sens de prévisions de dépenses soutenues de Microsoft et d'Amazon en matière de dépenses d'infrastructure pour l'IA.
Avec AFP
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