La chronique de Pauline Delassus. Gagner la guerre
Par Pauline Delassus
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Découvrez la nouvelle chronique de Pauline Delassus.
LTD/Cyrille George Jerusalmi
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Ce sont des socialistes américaines qui, en 1909, décident d'instaurer un jour spécial pour exiger des droits égaux à ceux des hommes. Des militantes allemandes les imitent un an après, suivies par les Autrichiennes, les Suisses, les Danoises et les Russes. En 1982, la France reconnaît le 8 mars comme Journée internationale des droits des femmes.
Depuis, les manifestations organisées à cette date rassemblent, partout dans le pays, des dizaines de milliers de personnes pour réclamer davantage de moyens accordés à la lutte contre les violences sexuelles et pour alerter sur le dénigrement sexiste subi à tous les niveaux de la société.
Les quarante années passées ont permis des avancées concrètes sur la parité, les salaires, l'accès aux soins, le Code pénal, et une évolution indéniable des mentalités grâce à la libération de la parole. Ces droits nouveaux, ces protections acquises à force de militer en appellent d'autres, tout aussi nombreux, tout aussi cruciaux. Si les femmes ont remporté d'importantes batailles, la guerre n'est pas terminée.
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Et l'ennemi, aujourd'hui, se dresse en ordre rangé, porté par le pouvoir de croisés aussi déterminés que fortunés. Cet ennemi, réactionnaire et rétrograde, trouve en France des relais inespérés. L'antiféminisme gagne en influence sur les réseaux sociaux, dans les journaux, à la télévision et à la droite de la droite de l'échiquier politique.
Par Pauline Delassus
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