Des hubs de retour pour les migrants ?
Léna Ménager
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La question épineuse de l'ouverture de "hubs de retour" est d'actualité à la Commission européenne.
LTD/ADNAN BECI / AFP
Léna Ménager
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La question épineuse de l'ouverture de "hubs de retour" est d'actualité à la Commission européenne.
LTD/ADNAN BECI / AFP
L'UE doit-elle ouvrir des « hubs de retour » pour les déboutés du droit d'asile ? La Commission européenne s'apprête à répondre à cette question épineuse. Le 11 mars prochain, elle présentera un texte pour encourager le retour des migrants illégaux dans leur pays d'origine. Depuis l'automne, l'idée de centres pour migrants similaires à ceux ouverts par l'Italie en Albanie fait son chemin. Ursula von der Leyen l'a évoquée à plusieurs reprises, dans des courriers adressés le 14 octobre et le 17 décembre aux États membres.
À Varsovie le 30 janvier, les 27 ont débattu de la proposition. Le commissaire aux Affaires intérieures et à la Migration, Magnus Brunner, fait partie de ses fervents défenseurs. Alors que moins de 20 % des décisions d'expulsion de l'Union sont aujourd'hui suivies d'effet, l'Autrichien a plaidé pour des règles « plus strictes » en matière de retour. Les pays scandinaves, Danemark en tête, poussent également pour la création de ces centres, aux côtés de l'Autriche, des Pays-Bas, de l'Italie.
En externalisant la procédure de demande d'asile hors des frontières de l'UE, dans des « pays tiers sûrs », dont la définition reste à préciser, ces États entendent renvoyer plus efficacement les migrants. Dans une lettre envoyée à la Commission en mai dernier, ils appellent plus généralement à renforcer les partenariats avec les pays d'origine et de transfert, comme la Turquie, l'Égypte, la Tunisie, ou la Libye.
À lire également
Mais des inquiétudes subsistent sur le respect des droits humains. « Les centres de retour prévus ne peuvent pas devenir des zones de non-droit, a mis en garde Sirpa Rautio, la directrice de l'Agence des droits fondamentaux de l'UE (FRA). Ils ne seront conformes à la législation européenne que s'ils incluent des garanties solides et efficaces en matière de droits fondamentaux. » L'Espagne s'est d'ores et déjà opposée à la création de ces centres.
Léna Ménager
Olivier Faure, une « pré-primaire » pour contraindre Glucksmann. La chronique politique de Pierre Lepelletier
Présidentielle 2027 : Dominique de Villepin soigne sa gauche
Ces macronistes bientôt arrimés à Pécresse
« Un patron de département ou de région est dépressif à son arrivée au Sénat » : l’avertissement de Philippe Tabarot à Renaud Muselier