A New York, la chasse aux migrants
Maurin Picard, correspondant à New York
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Les familles de migrants craignent des rafles des services d'immigration.
LTD/REUTERS/Eduardo Munoz
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Les familles de migrants craignent des rafles des services d'immigration.
LTD/REUTERS/Eduardo Munoz
Un vent glacial balaie les rues, désertées des foules habituelles. Mais le « souffle de l'Arctique » qui, depuis une semaine, oblige les New-Yorkais à se calfeutrer n'explique pas tout. Devant les magasins de bricolage Home Depot et les agences de location de véhicules U-Haul, les migrants hispaniques se sont volatilisés. Habituellement, cette main-d'œuvre propose ses services bon marché aux particuliers faisant du shopping ou préparant un déménagement improvisé. Désormais, elle n'a plus qu'une crainte : voir débarquer les agents de la police des frontières en voiture banalisée, prélude à une expulsion accélérée.
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Donald Trump, le président des États-Unis investi lundi, a juré d'expulser 11 millions de personnes en situation irrégulière. Un objectif étourdissant, dont la mise en œuvre préfigure des raids policiers de grande ampleur. New York, ville-monde aux 8,8 millions d'habitants et 150 nationalités, s'adapte comme elle le peut aux nouvelles réalités politiques. Et au coût grandissant, estimé à 12 milliards de dollars, des 250 000 migrants en situation irrégulière arrivés depuis 2022, principalement d'Amérique latine. Le flot a diminué depuis l'été dernier. Mais il resterait 50 000 individus, hébergés sur 200 sites temporaires à travers l'agglomération.
Maurin Picard, correspondant à New York