François Bayrou a annoncé vendredi, dans le Cantal, un plan de solutions pour faciliter l'accès à la santé dans les territoires. Ces annonces interviennent alors qu'une grève nationale illimitée a été lancée par différents syndicats de médecins à compter de ce lundi 28 avril pour dénoncer la proposition de loi en cours d'examen à l'Assemblée nationale.
Opposé à ce texte, Yannick Neuder, le ministre de la Santé et de l'Accès aux soins, précise pour La Tribune Dimanche les détails du plan gouvernemental de lutte contre les déserts médicaux. Parmi les mesures, une obligation d'exercer jusqu'à deux jours dans les zones tendues et un plan pour faciliter la formation de plus de médecins en France.
LA TRIBUNE DIMANCHE - Les Français sont exaspérés que le gouvernement ne fasse rien pour lutter contre les déserts médicaux. Une proposition de loi du député socialiste Guillaume Garot, qui veut réguler l'installation des médecins, est en cours d'examen à l'Assemblée. Vous y êtes opposé, pourquoi ?
YANNICK NEUDER - La principale force de notre système de santé, ce sont nos soignants, nos professionnels de santé. Le problème vient du nombre, il n'y a pas assez de médecins. On forme à peu près le même nombre de médecins qu'en 1970 pour 15 millions de Français en plus et une démographie plus âgée avec plus de consommation de santé. Pour que chaque citoyen français, où qu'il vive, puisse avoir accès aux soins dont il a besoin, nous lançons un plan d'action massif, exigeant et innovant, comme l'a annoncé le Premier ministre, pour apporter des réponses concrètes à la désertification médicale. Ce pacte de lutte contre les déserts médicaux engage notre responsabilité collective comme notre solidarité nationale. Nous l'avons construit avec les acteurs de terrain, les patients et les élus locaux pour une mise en œuvre rapide et concrète qui doit nous permettre de redonner de l'accès aux soins là où il fait actuellement défaut.