Surtourisme estival : Porquerolles respire enfin
Mathis Beautrais
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La plage d'Argent de l'île de Porquerolles.
LTD/Oleg GORSKI/hemis
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La plage d'Argent de l'île de Porquerolles.
LTD/Oleg GORSKI/hemis
Sur l'île de Porquerolles (Var), la plage d'Argent est l'endroit où il faut être. À 20 minutes à pied du village, son eau azur - elle est en moyenne à 25 °C l'été - et son restaurant attirent les vacanciers, qui y accèdent par un chemin étroit à l'ombre des pins. Un lieu paradisiaque, rapidement saturé en cas de pic d'affluence touristique. « C'est parfois complet dès 9 h 30 », relatent Mathilde et Capucine, deux amies d'enfance qui vivent dans la commune voisine de Cavalaire et viennent ici depuis qu'elles ont « l'âge de prendre le bateau seules ».
Ce midi de juillet, pourtant, on circule sans mal entre les serviettes étalées sur le sable. « On s'est dit en arrivant qu'il y avait moins de monde que d'habitude, constatent les deux jeunes femmes. On a connu bien pire ! » Si l'atmosphère sur l'île est plus respirable ces dernières années, c'est en partie car la collectivité régule l'afflux de touristes. Depuis 2021, le nombre de personnes que peuvent acheminer les compagnies de transport maritime est plafonné à 6.000 par jour. Avant cette mesure, elles pouvaient être plus de 10.000 à débarquer.
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« Autant de monde sur une si petite île, ce n'était plus possible, tranche Jeannine, penchée par-dessus le comptoir de son stand de fruits et légumes, au centre du village. On manquait d'eau, de sanitaires, de poubelles, et le risque d'incendie était décuplé. » Pour fixer cette jauge, la mairie d'Hyères et la métropole de Toulon ont réalisé une enquête de satisfaction qui a démontré une « insatisfaction généralisée » une fois dépassées les 6.000 personnes présentes. Un contrat a donc été passé avec les bateliers, qui anticipent eux-mêmes le nombre de voyageurs grâce à un dispositif de réservation en ligne.
Mathis Beautrais