Vingt-quatre équipes participent à l'Euro féminin en Hongrie, en Suisse et en Autriche, qui démarre jeudi. Mais seuls l'Autriche (Monique Tijsterman) et le Monténégro (Suzana Lazovic) sont dirigés par une femme. « Et l'observation ne vaut pas seulement pour ce tournoi », regrette Edina Borsos, qui a passé de longues années dans le staff tricolore d'Olivier Krumbholz. Cette saison, elle dirige Saint-Amand-Porte du Hainaut, en première division, où officient également Angélique Spincer (Plan-de-Cuques) et Raphaëlle Tervel (Brest). Soit trois sur quatorze. Une proportion que l'on retrouve dans la plupart des compétitions d'élite - après un zéro pointé à Paris 2024.
« C'est un reflet de la société : plus on se rapproche du sommet, moins il y a de femmes, constate Edina Borsos. Culturellement, on confiera plus volontiers un projet à un homme. » En tant qu'exception, la technicienne a été souvent sollicitée pour relater les bons côtés de son parcours. « À un moment, reprend-elle, j'ai réalisé qu'il fallait que j'arrête de raconter des bêtises car c'est en fait très compliqué. » Dans son pays d'origine, la Hongrie, elle a été « attaquée » par des spectateurs et même des collègues. « Parce que j'étais une femme », assure la quinquagénaire, qui confie s'être posé « beaucoup de questions ».