Handball : main basse sur l’Europe
Mickaël Caron
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L'égalisation d'Elohim Prandi à la fin du temps réglementaire.
IMAGO/Eibner-Pressefoto via Reuters
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L'égalisation d'Elohim Prandi à la fin du temps réglementaire.
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L'argument était tout prêt pour consoler les handballeurs tricolores. Depuis leur première médaille d'or en 2008 à Pékin, la France a échoué à atteindre la finale de la compétition qui a précédé les Jeux olympiques. À l'Euro en 2008 (3e), en 2012 (11e) et en 2016 (5e), au championnat du monde en 2021 (4e). Mais les héritiers du sport collectif le plus titré - les filles ont remporté le Mondial en décembre - n'ont pas eu besoin d'être consolés. Sur l'ultime ballon d'une demi-finale mal embarquée contre la Suède, Elohim Prandi a contourné le haut mur jaune pour égaliser sur coup franc. Le genre d'action où l'on marque rarement. Le genre d'action qui marque.
Revenus d'entre les morts (34-30 après prolongation), les Bleus se retrouvent en finale du championnat d'Europe pour la quatrième fois de leur histoire. Ils n'ont jamais perdu mais la dernière date de 2014. Contre le Danemark, déjà (17h45, TF1 et beIN Sports 1). Rabaisser cette compétition disputée au pays du handball, l'Allemagne et ses enceintes en fusion, au rang d'objectif secondaire à six mois des Jeux était, dans leurs discours, une façon de modérer l'attente. « J'avoue qu'on a très envie de gagner », reconnaît enfin le sélectionneur Guillaume Gille, double vainqueur en tant que joueur.
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« L'or, c'est notre objectif depuis le début », ajoute Dylan Nahi, qui a éteint les Scandinaves en marquant les trois premiers buts de la prolongation. L'ailier de Kielce, 24 ans, est l'un des plus affamés. Parce qu'il n'a pas encore gagné sous le maillot bleu, mais aussi parce qu'il doit se battre pour une place aux Jeux. Il n'y aura que quatorze élus, six de moins qu'à l'Euro. À part Timothey N'Guessan, en retrait, tous les autres ont montré de bonnes choses. La sélection sera impitoyable.
Mickaël Caron
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