Cyclisme : l’armada du peloton est française
Mickaël Caron
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La Néerlandaise Demi Vollering à l’entraînement, en février.
LTD/FDJ-Suez
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La Néerlandaise Demi Vollering à l’entraînement, en février.
LTD/FDJ-Suez
Dire qu'il n'était « pas chaud » pour honorer ce premier rendez-vous en visio ... Mais Stephen Delcourt s'est forcé, et le destin du cyclisme féminin en France pourrait en être bouleversé. Manager de l'équipe FDJ-Suez depuis dix-sept ans, il raconte aujourd'hui, avec un sens certain de la narration, son « coup de foudre » par écran interposé pour la Néerlandaise Demi Vollering, cannibale redoutée depuis qu'elle a réussi, en 2023, le triplé sur les classiques ardennaises et remporté le Tour de France.
L'association n'allait pas de soi. « Jusqu'à maintenant, reconnaît le dirigeant, ce n'était pas notre ADN de recruter les meilleures du monde. » Du moins, jusqu'à ce que Specialized entre dans la danse en 2024. Le constructeur américain de vélos a encouragé le rapprochement entre sa protégée et la formation poitevine, qu'il équipe pour la première année et sponsorise discrètement. Un apport crucial pour que le budget atteigne 5 millions d'euros, l'un des six plus élevés du World Tour.
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Après avoir dépêché neuf personnes pour prendre les mesures, Specialized a livré des machines personnalisées en octobre. « Qu'un fabricant prenne en compte les spécificités des femmes, ce n'est pas "normal" », pointe Lieselot Decroix, codirectrice de la performance, longtemps résignée à un traitement différent des hommes. Lors de tests en soufflerie le mois suivant en Californie, l'ancienne coureuse a eu une nouvelle preuve du changement : « Remco Evenepoel travaillait le matin, nous l'après-midi, à égalité. »
Mickaël Caron
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