Cyclisme : Voeckler, 50 jours après la folie dans les rues de la capitale
Mickaël Caron
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Thomas Voeckler (au centre en bleu) avec l’équipe de France, le 3 août à Paris.
LTD/ÉTIENNE GARNIER/PRESSE SPORTS
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Thomas Voeckler (au centre en bleu) avec l’équipe de France, le 3 août à Paris.
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Thomas Voeckler n'a pas revu d'images de la course en ligne des Jeux olympiques, disputée dans une ambiance digne des grandes étapes du Tour dans les rues de Montmartre. Ni prêté l'oreille aux louanges sur sa science tactique, qui aurait contribué à placer sur le podium Valentin Madouas (argent) et Christophe Laporte (bronze). « Quand on me fait passer pour un stratège, c'est un peu fort, proteste le manager de l'équipe de France masculine. Ça a bien marché quelques fois mais si on rate une ou deux courses, on dira que je suis nul. On ne fera pas un podium à chaque fois, alors je me préserve. » Le week-end dernier aux championnats d'Europe, le meilleur Français (Laporte) s'est classé neuvième du sprint, dans le même temps que le vainqueur (Tim Merlier). « Et pourtant, je n'ai rien à redire sur le job de chacun pendant toute la journée », assure le sélectionneur, qui retient « une super réussite collective ».
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L'ancien coureur, 45 ans, a rechigné à se mettre en avant à l'orée d'une échéance aussi importante. Il ne cherche « ni à gonfler [son] ego ni à [se] dévaloriser », ne s'attarde pas sur son bilan, pourtant éloquent depuis sa prise de fonction il y a cinq ans : deux titres mondiaux pour Julian Alaphilippe (2020, 2021), toujours chef de file de l'équipe, et un sacre européen pour Laporte (2023) - onze médailles au total. « Si je voulais faire ma com, je dirais que ce sont les coureurs qui pédalent, mais ce serait faux cul, concède le chef d'orchestre. Le cyclisme est un sport d'équipe, et j'en fais un peu partie. » Les débuts n'ont pourtant pas été simples: il estime avoir « cafouillé » la première année, le temps de découvrir les ressorts de chacun.
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