Cyclisme : harcèlement ou management ? La frontière est floue
Mickaël Caron
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Julian Alaphilippe hier en Italie.
© Gian Mattia D'Alberto/Lapresse/Icon Sport
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Julian Alaphilippe hier en Italie.
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Un dirigeant ne devrait pas dire ça. Ces dernières semaines, les patrons de trois équipes sportives ont été épinglés pour leurs critiques virulentes formulées contre des employés vedettes. Patrick Lefevere, manager de la formation cycliste belge Soudal Quick-Step, a attaqué son double champion du monde, Julian Alaphilippe, au portefeuille, dans le journal flamand Humo : « Après avoir signé son méga-contrat, on ne l'a plus vu. » Ce n'était pas la première fois que le Belge, qui n'a pas eu le couteau sous la gorge pour augmenter le Français, s'en prenait à sa rémunération. Mais le piquant patron s'en est aussi pris au mode de vie et à la compagne du coureur. Ligne rouge franchie ?
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« L'employeur, comme le salarié, jouit de sa liberté d'expression, cadre Avi Bitton, avocat au barreau de Paris. Mais ça semble constituer une atteinte à la vie privée quand il évoque "trop de fêtes et d'alcool" et affirme que le sportif est "sous le charme de Marion [Rousse]". » Répété, le dénigrement « peut constituer une forme de harcèlement ». Selon le Code du travail, un salarié a le droit de demander la rupture du contrat aux torts de l'employeur, donc le versement d'indemnités de licenciement et de dommages et intérêts pour le préjudice moral. Alaphilippe, qui a encore abandonné sur chute hier en Italie, une semaine après son gadin en Belgique (lire ci-dessous), n'a pas répondu directement à Lefevere. Marion Rousse, elle, a jugé « inadmissible » cette énième sortie.
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