Dans la tête (et le corps) de Sébastien Patrice, numéro 1 mondial de sabre
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Sébastien Patrice au Grand Palais, 31 juillet 2024.
LTD/Maye-E Wong/Reuters
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Sébastien Patrice au Grand Palais, 31 juillet 2024.
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Il s'est révélé au grand public l'an passé avec ses sauts de cabri sur la piste olympique du Grand Palais qui ont mené l'équipe de France de sabre au bronze. Numéro 1 mondial, Sébastien Patrice, 25 ans, sera encore une des chances de médaille aux championnats du monde d'escrime qui se tiennent à Tbilissi (Géorgie) à partir de mardi.
C'est le premier sens qui me vient à l'esprit, plus que le toucher qui est pourtant l'essence de notre sport. Contrairement à ce qu'on peut penser, on voit exactement tout ce qui se passe dans notre tenue de scaphandrier. La vision n'est pas entravée. Mais le masque nous met dans une bulle. Comme si on entrait dans un tunnel, avec toi et ton adversaire à chaque extrémité. La transpiration peut gêner mais, normalement, la partie en tissu collée au front l'absorbe. Au pire, je l'essuie avec mon gant. Quand on enlève le masque, cet effet tunnel s'arrête. Comme un réducteur de bruit mais au niveau de la vue.
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Les équipementiers proposent des textiles différents. Moi, j'ai un gant plus fin que les autres qui me permet d'être vraiment au contact de ma poignée et de mon arme. J'ai l'impression d'avoir une prise en main plus proche. Il y a un truc que je trouve très satisfaisant à l'échauffement : faire des allers-retours sur la piste en marchant et en mimant des petits coups - du shadow fencing. En match, il y a les touches à proprement parler. Avec le tranchant ou la pointe de la lame, c'est différent. Avec le tranchant, l'impact procure un petit plaisir. Quand les lames se tordent, tu as quasiment la sensation d'entrer dans l'adversaire.
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