Dans les coulisses d’Oxford-Cambridge, l'une des courses de référence de l'aviron
Solen Cherrier
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La « Boat Race » se dispute tous les printemps entre les université de Cambridge et d'Oxford.
LTD/Row360
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La « Boat Race » se dispute tous les printemps entre les université de Cambridge et d'Oxford.
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L'année 2024 a été rude pour l'aviron tricolore, avec un zéro pointé aux Jeux olympiques, alors qu'il n'a jamais autant brillé sur la plus vénérable des courses. Il y a un an, Noam Mouelle devenait le premier Français à remporter deux fois The Boat Race, le duel vieux de près de deux siècles entre l'université de Cambridge, où il prépare un doctorat en physique, et celle d'Oxford.
Dimanche 13 avril, en milieu d'après-midi (15 h 21), il enfilera même les bottes en caoutchouc et la tunique bleu ciel pour tenter de soulever une troisième fois le trophée , le 88e pour son institution, qui mène de six unités face à sa rivale depuis la première édition en 1829.
« Trois, ça commence à faire », apprécie-t‑il tout en prenant soin de relativiser : les étudiants ayant participé à quatre éditions au cours de leur cursus universitaire sont rares. « Quatre fois dans le premier bateau, le groupe rétrécit, précise le Francilien de bientôt 24 ans - il les aura mardi 15 avril. Alors quatre victoires... » Noam Mouelle a d'autant plus de mérite d'avoir une nouvelle fois été sélectionné que l'équipe a été renouvelée à 90 %, les compteurs étant remis à zéro en début d'année. « Mon seul avantage, dit-il, c'est que je sais comment ça fonctionne. »
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Pour autant, les dix-huit minutes de course - le chrono de ses deux victoires - lui paraissent toujours « surréalistes » et « hors du temps ». Elles sont suivies par des centaines de millions de téléspectateurs dans le monde et quelque 500 000 personnes s'amassant gratuitement le long des berges. « Ça ne ressemble à rien d'autre dans l'aviron. Il y a des hélicoptères au-dessus et des gens qui hurlent. Il y a aussi des virages à gérer. » Une heure avant le coup d'envoi, un tirage au sort désigne l'équipe qui a le côté le plus avantageux dans le serpentin de 4,2 miles (6,8 kilomètres) sur la Tamise, entre Putney et Mortlake dans le sud-ouest de Londres ; pas forcément un gage de succès, Cambridge reste sur deux victoires en ayant perdu le toss.
Solen Cherrier
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