Cyclisme : Flanders Classics, l'organisateur qui monte
Mickaël Caron
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Soren Wærenskjold, le 1er mars à Ninove.
LTd/JASPER JACOBS/BELGA via Reuters
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Soren Wærenskjold, le 1er mars à Ninove.
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C'est un état laïque mais les fanatiques de cyclisme y ont l'équivalent d'un mois saint, entre le Circuit Het Nieuwsblad, couru le 1er mars, et la Flèche brabançonne, programmée le 18 avril, qui fait la transition vers les épreuves ardennaises. Entre les deux s'intercalent Gand-Wevelgem, aujourd'hui, puis À travers la Flandre (2 avril), le Tour des Flandres (le 6) et le Grand Prix de l'Escaut (le 9).
Ces six courses disputées en Belgique ont un point commun : leur organisateur, Flanders Classics (FLCS). En quelque sorte, le pendant belge d'Amaury Sport Organisation (ASO), à la manœuvre sur le Tour de France, Paris-Roubaix mais aussi sur deux classiques du plat pays (Flèche wallonne et Liège-Bastogne-Liège).
L'entreprise a été fondée en 2010 par le groupe De Vijver Media, lui-même dans le giron du géant des communications Telenet. Avec ASO, « il y a deux points de vue différents sur le cyclisme plutôt qu'un antagonisme », résume Laurent Galinon, auteur de Classiques - Lieux de culte et champions mythiques. Leurs dirigeants se côtoient au sein de l'Association internationale des organisateurs de courses cyclistes (AIOCC).
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À la fin des années 2000, Flanders Classics a songé à racheter la Doyenne (Liège-Bastogne-Liège) au promoteur français. Avec une idée renversante : créer un circuit autour de la célèbre côte de la Redoute. « Ça n'aurait pas été bien perçu en Belgique, car nous sommes de vieux traditionalistes, émet le journaliste spécialisé James Odvart. On ne touche pas aux Monuments. »
Mickaël Caron
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