Il ne faut pas parler d’âge à Lenny Martinez
Mickaël Caron
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Le Français Lenny Martinez, vainqueur de la 61e édition du Trofeo Laigueglia (Italie), le 28 février.
© LTD / Icon Sport - Photo by Icon Sport
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Anecdotique ou prophétique ?
Lenny Martinez, deuxième au Gran Camino fin février, a partagé le podium avec le Danois Jonas Vingegaard, qui l'a devancé, et le Colombien Egan Bernal. Deux vainqueurs du Tour de France. « Je ne me sens pas encore à ma place entre ces deux très grands champions, confie le Cannois. Mais si ça se reproduit dans le futur, il va falloir s'y habituer. » Tout Lenny Martinez est là : humble mais pas trop. Puisque le potentiel est là, pas question de jouer au faux modeste.
Le cyclisme français se renouvelle en profondeur. Thibaut Pinot a choisi de rester pour de bon auprès de Kim, sa chèvre adorée ; Romain Bardet finit en pente douce ; Julian Alaphilippe lutte contre les chutes, les critiques de son patron et le déclin. Si « ça fait drôle de voir Julian moins fort d'un coup » et qu'il veut croire que ce n'est « pas fini » pour ses aînés, Lenny Martinez accepte l'idée d'un début de passage de témoin. C'est particulièrement vrai au sein de l'équipe Groupama-FDJ, que son patron Marc Madiot entend « réinventer » avec Romain Grégoire et lui, 21 et 20 ans.
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Les deux compères ont raflé les victoires chez les jeunes et n'ont guère attendu pour noircir les premières lignes à leur palmarès professionnel. Pour Lenny Martinez, la première de la saison a été inattendue, à la Classic Var, car le Norvégien Tobias Johannessen avait levé les bras trop tôt. En revanche, il a fini seul au Trofeo Laigueglia. Puis a confirmé aux Strade Bianche, épreuve de calibre supérieur (8e). « C'était marrant de courir dans cet environnement et de se battre pour un top 10 alors que cette course ne me correspond pas à 100 % », tient à rappeler le deuxième Français au général (derrière Benoît Cosnefroy, 6e).
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