Paris 2024 : le combat pour des JO en VO
Stéphane Colineau
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Le nageur français Florent Manaudou à Tokyo, en 2021, devant un panneau officiel des JO.
© FAUGERE FRANCK/PRESSE SPORTS
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Le nageur français Florent Manaudou à Tokyo, en 2021, devant un panneau officiel des JO.
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À chacun sa manière d'apprécier les Jeux olympiques. Cet été, il y a ces Français qui sauteront de joie à chaque médaille tricolore. Et il y a ceux qui ressentiront une satisfaction intense quand un journaliste choisira de parler de « rotation » plutôt que de « spin » pour décrire une figure de breakdance, ou préférera le « coucher dorsal » au « layback » en commentant du surf.
La députée Annie Genevard (LR) et le linguiste Loïc Depecker feront partie de la seconde catégorie. Pour eux, le combat pour la parité entre les deux langues olympiques officielles, le français et l'anglais, n'a rien d'anodin. « Renoncer à la promotion du français à l'occasion de Jeux olympiques sur notre territoire en dirait beaucoup de notre incapacité à défendre notre langue, et même de l'affaiblissement de la France à l'international », juge la parlementaire. Le spécialiste en lexicologie complète : « Ce n'est ni rétrograde ni nationaliste de dire qu'une langue porte une représentation du monde et un ensemble de valeurs, et qu'il faut la défendre aussi pour ça. »
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Annie Genevard porte une proposition de résolution à l'Assemblée nationale, signée par 98 autres députés. Son texte propose que « les athlètes, les entraîneurs et les officiels parlent autant que possible le français en conférence de presse » ou encore que « les médias soient invités à respecter l'usage de la langue française dans leurs reportages et leurs commentaires ». Surtout, il préconise « la création d'un comité de suivi » chargé de la mise en œuvre de cette résolution. « Il ne faut pas baisser la garde, justifie-t-elle. Regardez la Coupe du monde de rugby en France : vous ne pouviez pas allumer votre télévision ou votre tablette sans voir de l'anglais partout. »
Stéphane Colineau
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