Combien de futures médailles se nichent-elles dans la salle ? À l'hôtel Dream Castle, les seuls rêves qu'on échafaude sont olympiques. Face au verbe tutélaire de Claude Onesta, 80 entraîneurs et managers des équipes de France, sports co ou individuels, ont pris place en rangs serrés. S'ils sont là, ce mercredi, à proximité de Disneyland Paris, c'est qu'on pense que la magie peut opérer cet été pour leur(s) poulain(s), répertoriés dans les cellules performance. Le patron du haut niveau à l'Agence nationale du sport (ANS) est l'inspirateur de ces « séminaires coach Paris 2024 ». Une série en cinq épisodes démarrée il y a deux ans, et conclue cette semaine par deux jours d'échanges. En soi un axe majeur du « Plan coachs », qui prévoit aussi la mise à disposition d'outils d'accompagnement et une valorisation financière (18 000 euros brut par an).
Devant l'auditoire, studieux et presque entièrement masculin, Onesta retrace la genèse du dispositif, qui date du lendemain des JO de Tokyo (2021), au bilan mitigé de 33 médailles. Compteur et conteur : « Je dois alors pondre une note rapide à l'intention du président de la République, à sa demande. À la fin, je n'oublie pas une liste de courses et de doléances. Et je présente le Plan coachs, sans avoir eu le temps de beaucoup y réfléchir. Mais une chose m'a sauté aux yeux à Tokyo : on a beaucoup de bons entraîneurs, mais pas assez de grands coachs. Des techniciens qui ont bien préparé les athlètes, mais parfois observateurs de la compétition, fatigués, désabusés, dans un sentiment d'isolement. Or, en deux, trois ans, on ne peut pas changer les athlètes, déjà identifiés et accompagnés. Alors c'est sur les coachs qu'il faut miser, pour qu'ils les emmènent plus loin. »