« Vous ne connaissez pas vraiment Rudy tant que vous ne jouez pas avec lui. » Si jamais Donte DiVincenzo, recrue des Timberwolves, avait quelques a priori négatifs sur Rudy Gobert, ils ont volé en éclats au bout d'une poignée de semaines de cohabitation. Le shooteur salue tant l'éthique de travail du pivot de 2,16 mètres que son abattage singulier. Problème, la concordance des compliments fait parfois défaut chez les commentateurs-consultants, voire chez les adversaires.
Reste les faits. Cette année, Gobert a vécu dans un rôle majeur sa première finale de Conférence (Ouest), glané un quatrième titre de meilleur défenseur (rejoignant au sommet Dikembe Mutombo et Ben Wallace), avant d'agripper une seconde médaille d'argent olympique avec l'équipe de France. À 32 ans, le voilà lancé dans sa douzième saison NBA. Sûr de lui.
LA TRIBUNE DIMANCHE — Vous voyez-vous désormais comme un vétéran, un joueur qui sent les années qui passent ?
RUDY GOBERT — C'est un mélange de sentiments. Dans l'équipe, on a un rookie de 19 ans [Rob -Dillingham]. L'autre jour, dans le vestiaire, j'ai réalisé qu'il n'avait que 7 ans quand je me suis fait drafter. Là, tu mesures ton parcours. Malgré ça, je me dis que ça va être ma meilleure saison. Côté excitation, c'est comme si c'était ma première. À une forme de sagesse se mêlent la fougue et la motivation. Et ce qui est certain, c'est que je ne me sens pas du tout sur la fin, mais dans le feu de l'action. Explosif et plus fort que jamais.
Votre équipe est-elle aussi la meilleure dans laquelle vous avez évolué, la mieux taillée pour le titre ?
Propos recueillis par Damien Burnier