Rugby : Docteur Loursac & Mister Romain
Stéphane Colineau
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Roumain Loursac, médecin des joueuses avec le XV de France féminin, à Grenoble en 2018.
LTD/MARTIN ALEX/PRESSE SPORTS
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Roumain Loursac, médecin des joueuses avec le XV de France féminin, à Grenoble en 2018.
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Enfant, Romain Loursac s'amusait avec les prothèses de hanche disposées dans le bureau de son père, directeur d'une clinique à Valence (Drôme). Un autre de ses plaisirs consistait à débouler sur la pelouse du club de rugby local, rejoint à 6 ans. Trois décennies plus tard, ses centres d'intérêt n'ont pas changé.
Docteur Loursac file trois jours par semaine au centre d'entraînement du Lyon olympique universitaire (LOU), pour lequel il a empilé 137 matchs et 636 points une décennie durant (2007-2017). L'ex-arrière est désormais l'un des médecins du club, qu'il accompagne en déplacement. Le reste du temps, il exerce en ville, au sein d'un centre spécialisé dans les pathologies sportives.
Éplucher le Vidal chaque jour pendant dix ans tout en se préparant à affronter les meilleurs rugbymen du pays ne semble plus envisageable à l'heure du professionnalisme exclusif. Romain Loursac a mené les deux combats de front. Une autre époque. Tout n'était pas simple pour autant...
Devenir soignant lui a toujours semblé une évidence. Il l'a affermie quand, collégien, il a fréquenté les blocs opératoires de la clinique paternelle. La chirurgie orthopédique aurait constitué son bouclier de Brennus médical, mais réclamait un investissement absolu. Le rugby s'en est mêlé, il ne s'en plaint pas. « Mes études me permettaient de jouer libéré, de ne pas avoir peur que ça s'arrête », relativise-t-il du haut de ses 39 ans.
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À la majorité, alors qu'il a quitté Valence pour le LOU, il réussit le très sélectif concours de première année de médecine. C'est sa deuxième tentative, et il a remisé les crampons pendant six mois afin de s'immerger dans les livres. « C'est du travail jour et nuit, éclaire-t-il. Mes seuls moments sans réviser, c'était quand je dormais, mangeais ou m'entraînais deux fois par semaine. »
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Stéphane Colineau
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