Rugby : la légende des « Tuilagix »
Stéphane Colineau
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Posolo Tuilagi à Édimbourg, le 10 février, lors d’Écosse-France.
© MALCOLM MACKENZIE/PROSPORTSIMAGES/DPPI VIA AFP
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Posolo Tuilagi à Édimbourg, le 10 février, lors d’Écosse-France.
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Ce 3 décembre 2023, le banquet d'avant-match du Racing club de Trèbes (Aude) fait irrésistiblement songer à la dernière planche d'un Astérix. Il y a là des victuailles à profusion, de la bonne humeur et des gabarits spectaculaires : ceux de la famille Tuilagi, les invités d'honneur. Mais qui dans le rôle d'Obélix ? Vavae Tuilagi, 120 kilos, devenu à 35 ans la vedette du club de Fédérale 3, après un passé professionnel à Narbonne et Carcassonne ? Son frère Henry, 47 ans, 130 kilos à l'époque où il terrorisait ses adversaires sous les couleurs des Samoa, de Leicester et de Perpignan ? Ou le fils de ce dernier, Posolo, 146 kilos, 19 ans, appelé à débuter en Bleu cet après-midi contre l'Italie à Lille (16 heures, France 2), au poste de deuxième ligne ?
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Au jeu du plus gros mangeur du cassoulet concocté pour l'occasion par l'Hôtel de la Cité, un cinq-étoiles de Carcassonne, il semble qu'Henry ait triomphé. Au point de piquer une sieste digestive au milieu des 250 convives. Mais pour le casting d'Obélix, son fils Posolo s'impose. Lors du sacre en Coupe du monde 2023 des moins de 20 ans, « Tuilagix » a enfoncé des cohortes d'adversaires. Il a crevé l'écran. Notamment en finale contre l'Irlande (50-14), lorsqu'il a soulevé de terre et emporté sur quelques mètres le demi de mêlée irlandais Fintan Gunne.
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