Rififi au pays des CGPI

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La définition du métier de conseiller en gestion de patrimoine indépendant reste un enjeu de taille pour les associations

Qui aurait pu prévoir que la pomme de discorde émergerait d'un combat commun ? En effet, la pétition contre la suppression des rétrocessions, lancée par l'ANACOFI et la CNCIF à l'occasion de la convention Patrimonia, a suscité de vives réactions de la part de la Compagnie des CGPI et de la Chambre des indépendants du Patrimoine. Le président de la première, Jean-Pierre Rondeau, qui est intervenu à Bruxelles cet été sur le sujet, s'est dit surpris de cette initiative qui, selon lui, arrive bien trop tard et manque de légitimité : « cette initiative est inutile. Soit ses initiateurs n'ont rien compris. Soit il s'agit d'une opération simplement destinée à recueillir des noms et à cacher l'absence de ces associations au rendez-vous de Bruxelles, qui était pourtant important ». Dans une lettre ouverte, le président de la compagnie des CGPI rappelle que le métier exige des compétences multiples et identifiées dont certaines manquent à un certain nombre d'adhérents des deux associations à l'origine de la pétition. Un point que confirme Patrice Ponmaret, le président de la Chambre des indépendants : « certaines associations, pour asseoir leur représentativité, agglomèrent les conseils en gestion de patrimoine et les professionnels qui n'exercent qu'une, voire deux, de nos activités.». Lui aussi était présent à Bruxelles pour défendre le métier aux cotés de Jean-Pierre Rondeau. Tout en saluant la sincérité du plaidoyer de son confrêre pour une profession sans compromis, il conclut : « Nous avons le devoir de faire reconnaître une vision exigeante de la profession, de différencier sans équivoque ceux qui pratiquent notre métier de ceux qui en pratiquent un autre".

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