La Chemise Française s'implante à Auckland et Nouméa, bientôt en Chine
La Tribune
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En janvier dernier, la PME La Chemise Française, installée à Montferrier-sur-Lez (34), signait un partenariat avec l'agence spécialisée dans le prêt-à-porter You to People pour développer la marque en Nouvelle-Zélande, Nouvelle-Calédonie, Australie et bientôt le Japon.
Ce partenariat se concrétise, dès ce mois de mars, par l'implantation des chemises héraultaises dans des boutiques multimarques de Nouméa et Auckland.
« On espère un chiffre d'affaires de 60 000 € pour la première année, déclare Richard Préau, fondateur de La Chemise Française. Les premiers retours sont excellents, et le fait d'être identifié "made in France" nous vaut une belle valorisation. »
L'entreprise, créée en 2010 sous l'appellation Grand Travers pour fabriquer des chemises pour le compte d'autres marques, a livré ses premières chemises en marque propre fin 2012, estampillées 100 % françaises car fabriquées dans l'atelier C2S, basé dans le département des Deux-Sèvres (79), à Bressuire.
Elle vise également le marché chinois, où la France, pays de la mode et du luxe, bénéficie d'une bonne image. Pour l'accompagner dans ses démarches commerciales, La Chemise Française travaille avec la Chambre de commerce et d'industrie d'Île-de-France.
Elle vient de procéder au dépôt de son logo et de sa marque en français et en chinois, afin de se protéger de toute contrefaçon. Et dès ce mois d'avril, les chemises de la marque seront inscrites au catalogue de la CCI, distribué à des donneurs d'ordres et des grossistes chinois.
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« Nous avons fait une évaluation de l'attractivité de la marque, avec de bons retours, précise Richard Préau. Pour le moment, nous finançons avec nos fonds propres, mais nous allons ouvrir le capital de l'entreprise. Nous sommes en pourparlers avec des investisseurs privés, du milieu du textile ou dans le business international. Les premiers échos de notre positionnement en Chine sont bons. Si tout va bien, nous serons en boutiques à la fin de l'année, début 2015 au plus tard. »
Richard Préau mise sur une part à l'export de 50 % du chiffre d'affaires, via une distribution en boutiques haut de gamme et des collections spéciales non disponibles en ligne, afin de ne pas générer de concurrence avec la vente sur internet.
Sur le marché français, les chemises se vendent en ligne uniquement, au prix de 109 à 269 € selon les modèles. « Ce qui nous permet d'éviter les intermédiaires et ainsi d'absorber le coût de production plus élevés d'une fabrication en France », rajoute Richard Préau.
Outre son propre site, la marque est ainsi présente sur une quinzaine de plates-formes comme Le Dressing du Cocardier, une boutique en ligne de prêt-à-porter fabriqué dans l'hexagone, mais aussi La Redoute, France Avenue ou Les Galeries Lafayette.
En 2013, La Chemise Française a produit 700 chemises, générant un chiffre d'affaires de 100 000 €. Le jeune chef d'entreprise mise sur une production multipliée par trois au minimum en 2014, et un chiffre d'affaires de 200 000 € grâce à son développement à l'export.
Actuellement de trois personnes, les effectifs pourraient s'en trouver renforcés prochainement.
La PME envisage par ailleurs de développer l'activité sur-mesure dans les boutiques multimarques où elle est implantée.
Son projet de collaboration avec l'artiste Patrice Murciano est pour l'heure suspendu, la campagne de crowdfunding lancée sur My Major Company n'ayant pas atteint le seuil de financement escompté.
« Nous avons un autre projet qui démarre avec un artiste de la région de Dijon, conclut Richard Préau. Il s'agira de réaliser des chemises avec des motifs japonisant, tout en conservant le côté haute couture française. » Objectif : travailler le marché japonais.
Cécile Chaigneau
Légende : Richard Préau, fondateur de la Chemise Française, dans son atelier à Montferrier-sur-Lez.
Crédit photo : La Chemise Française
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