Languedoc Isolation cible le bâtiment tertiaire
La Tribune
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Languedoc Isolation, spécialisée dans l'isolation des bâtiments, a reçu le prix Moniteur de la construction 2012, remis le 30 novembre, dans la catégorie second œuvre.
Créée en 1982 et implantée à Béziers (34), la PME familiale progresse dans un secteur d'activité qui a pris de plein fouet la crise immobilière de 2009.
L'activité de construction-promotion enregistre un recul de 29 %, comme le souligne Gilles Leyssenot Fils, président de Languedoc Isolation.
« Alors qu'il y a dix ans, nous réalisions 98 % de notre chiffre d'affaires sur l'isolation des constructions neuves, deux ans après, nous avons décidé de rénover les maisons anciennes. C'est cela qui nous a permis d'absorber les premières crises du marché de l'immobilier. »
La société de 28 employés, qui présente un chiffre d'affaire de 4,8 M€ en 2011, table sur une progression à deux chiffres fin 2012.
Précurseur sur un marché concurrentiel, Gilles Leyssenot, également président du syndicat national de l'isolation, a ainsi entraîné toute une filière vers le choix de l'ancien, valeur refuge.
Mais la société biterroise a poursuivi son développement en s'attaquant à un nouveau marché il y a 4 ans : l'isolation des bâtiments tertiaires, dans le cadre de la mise en place du Grenelle de l'Environnement (écoles, lycées et autres bâtiments publics).
L'entreprise dirigée par Gilles Leyssenot surfe sur un secteur qui n'avait pas encore de raison d'être il y a 30 ans. L'isolation, devenue essentielle dans le BTP, permet à Languedoc Isolation de valoriser un savoir-faire sur une zone qui s'étend de Toulouse (31) à Valence (26), et en perpétuelle évolution.
Alors que la principale technique développée par Languedoc Isolation demeure le soufflage par les toits ou les combles de produits isolants tels que la laine minérale, Gilles Leyssenot poursuit dans la voie de l'innovation à l'instar des industriels (matériaux isolants) qui investissent énormément dans la R&D :
« Nous venons de former nos équipes à des insufflations dans les murs dans le cadre de la rénovation principalement », déclare Gilles Leyssenot, qui cherche toujours « de nouveaux métiers ».
Mickaël Attiach
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