L'été, Monaco devient la capitale des ventes aux enchères

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Quand les salles des ventes parisiennes sont en vacances, les commissaires-priseurs adjugent sur les lieux de villégiatures dorées. Fin juillet, les enchères de (moyen) haut de gamme se déroulent dans la Principauté.

C'est une tradition : les marteaux des quelques commissaires-priseurs parisiens de renom émigrent l'été dans les lieux élégants de villégiature, là où se réfugie une clientèle aisée (notamment italienne et russe sur la Cote d'Azur) aux goûts classiques, voire clinquants, qui, ambiance aidant, se laissent parfois prendre au jeu des surenchères rapides.

En cette fin de juillet, Artcurial d'abord (20 et 21 juillet à l'Hôtel Hermitage) puis Tajan (27 et 28 juillet au Café de Paris) sont actifs à Monaco. Avec plus particulièrement des vacations logiquement dédiées aux montres de collection et aux bijoux, ces derniers avec près de 900 lots pour Artcurial, près de 800 pour Tajan.

Plus originales sont deux vacations artistiques : Artcurial met aux enchères une unique sculpture nautique bleue de Xavier Veilhan (estimation 200.000 euros) et Tajan propose quelques toiles et sculptures de qualités très diverses. Parmi les lots les plus notables, on peut citer un ensemble de deux portraits par Warhol de 1984 (200.000 euros), une bibliothèque en bronze de Diego Giagometti (120.000 euros), deux toiles de Chagall (700.000 et 200.000 euros), un grand bronze à patine noire de Robert Couturier (120.000 euros) ou une composition cinétique de Yaacov Agam (80.000 euros).

On trouve également plusieurs oeuvres du très prolifique Arman (avant une exposition qui lui sera prochainement dédiée au centre Pompidou) dont une accumulation de clefs anglaises (32.000 euros), un "Lyrism mascullum" (50.000 euros), une inclusion de réveils (15.000 euros) et plus rare, un diptyque de violons découpés sur toile (150.000 euros).

De telles ventes monégasques ne sauraient oublier les oeuvres habituelles en ces lieux, de qualité souvent assez quelconque, de Bernard Buffet (un bouquet de fleurs autour de 50.000 euros), de Maurice Utrillo (Moulin de la Galette, 90.000 euros), Francis Picabia (Oliviers, 70.000 euros), Maurice de Vlaminck ( l'Epse, 100.000 euros), Yves Brayer (gouaches, 6.000 euros pièce), Jean Pierre Cassigneul (25.000 euros) ou Kees Van Dongen (une très sombre Nature morte, 120.000 euros).

Plus Art déco ou années 50, on trouve un miroir Chardon de Line Vautrin (20.000 euros), un ours en bronze de Pompon (30.000 euros) des vases de Pol Chambost (3.000 à 8.000 euros) ou de Georges Jouve (2.000 à 3.500 euros).


20 et 21 juillet, Hôtel Hermitage, Monte Carlo, renseignements: www.artcurial.com
27 et 28 juillet, Café de Paris, Salon Bellevue, Monte Carlo, renseignements: www.tajan.com
 

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