Les nouvelles richesses non marchandes

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Par Alain Madelin, ancien ministre.

L'économie de marché, certes, s'est imposée, mais la question de ses bornes reste posée. Martine Aubry souhaite expressément "décider des limites de la sphère marchande". Il s'agit là en fait de résister au mouvement d'ouverture et de mise en concurrence de nos services publics, impulsé par Bruxelles. Et il est vrai que beaucoup d'activités, hier considérées comme services publics, sont aujourd'hui transférées au privé à l'instar de nos télécommunications ou ouvertes à la concurrence sous diverses formes de délégation ou de concession de service public. Nul besoin d'être fonctionnaire pour planter un arbre au bord des routes. L'efficacité de l'économie marchande peut ainsi servir les missions d'intérêt public. L'univers marchand peut aussi d'ailleurs faire place à l'économie sociale et solidaire au travers de formes sociétales qui, à l'instar de nos mutuelles et de nos coopératives, permettent d'exercer des activités économiques dans des formes juridiques où la mission d'intérêt général l'emporte sur le profit.

Pourtant, le débat sur les limites de la sphère marchande n'est pas sans intérêt pour peu qu'on change de perspective. Une large part de l'activité humaine échappe à...

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