Quel avenir pour les musulmans dans les sociétés européennes ?

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(Crédits : DR)
Une Europe post- occidentale est en train d'apparaitre. Une évolution aussi profonde sera tumultueuse. Elle implique, de part et d'autre -musulmans, européens de souche- des compromis malaisés. Par Pierre-Yves Cossé, ancien commissaire au Plan

La présence des musulmans en Europe occidentale et en France n'est pas nouvelle. Ce qui est nouveau, c'est leur visibilité. Pendant longtemps, ils étaient là et n'étaient pas vus. Beaucoup occupaient des emplois modestes, éboueurs, agents de sécurité, bref des invisibles. Quelques uns avaient monté dans la hiérarchie sociale mais ils étaient peu nombreux et rien, sinon la consonance de leurs noms et prénoms, ne les distinguait de leurs collègues de travail, les « gaulois » Leurs lieux de culte ne se remarquaient pas, des garages et des hangars dans de lointaines banlieues. Leurs logements se fondaient dans l'habitat social. Leur culture n'était perçue qu'à travers les souvenirs de la colonisation et les voyages touristiques. Le couscous avait été adopté au point d'être devenu un plat aussi français que la ...pizza. Et l'arabe dialectal était méprisé par notre université qui le traitait en patois indigne d'être enseigné.

 Ce temps est révolu. Le nombre des musulmans a augmenté, les comportements et les regards ont changé. La première génération venue chercher du travail avait cherché à passer le plus inaperçu possible. Les générations suivantes, celles nées en France et de nationalité française, affirment leurs différences sous des formes parfois agressives. Le temps du plein-emploi et d'une croissance relativement égalitaire des revenus est également révolu. Le chômage n'a cessé de croître, frappant particulièrement les jeunes issus de l'immigration maghrébine. La population « gauloise » a considéré que cette population leur « volait » » des emplois devenus rares et coutait cher. Dans ce contexte d'inquiétude, les discriminations à l'embauche, au logement, voire à l'école sont devenues plus fortes et ont suscité des réactions et des rejets de la part des « discriminés ».

Nouveau contexte international

Le contexte international a également changé. Un terrorisme international, habillé de prétextes religieux, qualifié généralement d'islamisme, est devenu un phénomène permanent. Il a reçu l'appui dans de nombreux pays, dont la France, de jeunes se réclamant d'un Islam conquérant et totalitaire. Il a engendré des cassures dans la société.

Bref, l'Islam est devenu en France une affaire publique, suscitant des débats et des polémiques souvent passionnées. C'est ce que relève Golfe Niluffer dans « Musulmans au quotidien », une enquête (2009/2013) publiée aux Editions La Découverte (2009/2013) financée par l'Europe, réalisée auprès de « musulmans ordinaires, dans vingt et une villes européennes et centrée sur les controverses autour de l'Islam. Elle montre l'entrée en scène des musulmans dans les pays visités et les controverses qui en résultent.

Des compromis malaisés

Cette émergence est manifeste dans le débat public où apparaissent des notions comme charia, halal, haram, fatwa, hidjab, burqa, djihad, inconnues de la population « gauloise » il y a une dizaine d'années. Une grande chaîne du Service Public organise, à une heure de pointe, plus de deux heures de discussions de grande qualité, autour de deux leaders d'opinion, d'origine juive (échangeant quelques mots en hébreu). Cette émission n'est pas une exception, comme le montrent de nombreuses émissions de radio, de télévision et d'articles dans la presse. Ceux qui sont qualifiés d'experts et les représentants de tous les cultes, y compris des imams des différentes obédiences peuvent s'exprimer. Des livres pour tout public paraissent et le Coran a de nouveaux et courageux lecteurs. Les mosquées, ouvertes à la visite, se multiplient dans nos villes, même si elles sont souvent privées de minarets.

Pour G Niluffer, les musulmans resteront en Europe et s'intégreront. Une Europe post- occidentale est en train d'apparaitre. Une évolution aussi profonde sera tumultueuse et implique, de part et d'autre des compromis malaisés.

Le tumulte, nous le constatons. Le compromis, ou sa recherche, est moins apparent, même s'il existe. Il ne peut porter sur tout, ni sur la liberté religieuse, ni sur l'antisémitisme, ni plus globalement sur la charia.

Les musulmans d'Europe, libérés des institutions d'origine

La charia, cet ensemble de prescriptions, auxquelles les musulmans doivent se soumettre, dont le contenu a varié selon les lieux et les époques, n'a sa place que dans les pays musulmans, où la religion n'est pas séparée de l'État. Cela est reconnu par de nombreuses autorités musulmanes (dont Tariq Ramadan) en Europe. Les musulmans d'Europe, libérés des institutions d'origine, exercent librement leur pouvoir d'interprétation. Beaucoup le font sans le dire, notamment les femmes, qui rejettent avec force la condition de soumission inscrite dans la charia, dont les châtiments corporels et autres brimades dont elles sont victimes. Il faut aider ces femmes dans leurs efforts, trop peu connus, essentiels à l'apaisement de nos sociétés.

En revanche, des accommodements sont possibles sur des comportements autant culturels que religieux, en tenant compte des sensibilités propres à chaque pays. Il en est ainsi pour le voile, le hijab, qui n'est pas une obligation stricte mais un élément d'un comportement « pudique » en vue de tenir les hommes à distance. Laissons les musulmanes décider librement de leur tenue, comme c'est le cas dans de nombreux pays européens.

Il en va de même pour l'alimentation, la viande de porc et l'abattage rituel. Laissons tous les Français manger et boire comme ils le souhaitent, sous les seules réserves qu'ils ne compromettent pas leur santé ni celle des autres et qu'il s'agisse de choix librement consentis.

 De la liberté dans l'art, éternel problème pour les croyants

A propos du sacré et de l'art, qui dans toute société engendre des controverses et blesse des susceptibilités, les arrangements sont difficiles, voire impossibles. Des images et des représentations usuelles dans les sociétés occidentales choquent le sens du sacré des musulmans et leur attachement au Prophète. Que répondre à la question : « Sachant que j'aime mon prophète plus encore que ma mère, pourquoi l'insulter ? » Que le problème n'est pas nouveau et que le catholique est dans une situation identique lorsque la Vierge Marie, le Pape ou le Christ sont insultés.

L'insatisfaction des croyants ne peut se manifester que dans le cadre de la loi, qui, en France, place la liberté d'expression parmi les droits les plus protégés, y compris dans l'excès depuis Rabelais. Peut-on attendre des créateurs et artistes qu'ils s'autocensurent pour ne pas blesser certains de leurs concitoyens ? Probablement de quelques uns, mais il serait naïf de croire que certains croyants ne resteront pas mal à l'aise dans nos sociétés permissives.

 Les événements graves de Cologne

Le quotidien, c'est aussi malheureusement ce qui s'est passé à Cologne. Certes, il subsiste beaucoup de points obscurs : actes spontanés ou stimulés par des réseaux ? Comportements laxistes et mensonges de la police ? Gestes obscènes inadmissibles ou viols véritables ? Origine géographique des coupables ? Caractère exceptionnel ou répétitif de tels actes ?

Cela dit, les faits sont réels et graves. Ils interpellent dans la mesure où ils ne peuvent être imputés directement à l'islamisme. Qui a vécu dans un pays arabe sait que les relations entre les hommes et les femmes reposent sur un code imposé par les hommes et inacceptable en Occident. La place des femmes est à la maison, au service de leurs maris et de ses enfants si elles sont mariées. La rue et le travail, c'est le domaine quasi exclusif des hommes. Les femmes qui délibérément ne respectent pas cette frontière et qui n'ont pas une tenue « pudique » sont a priori des femmes faciles. Beaucoup de mâles arabes tentent leur chance (Cf. : le film égyptien « les femmes du bus 678) se livrant à des attouchements ou autres palpations, sans prendre de grands risques, car la femme dans des lieux publics habillée à l'occidentale est considérée comme faisant de la provocation.

La supériorité masculine menacée

L'attachement à ce code est d'autant plus fort que beaucoup d'aspects de la charia sont mis en cause dans de nombreux pays arabes et que les hommes jugent menacée leur supériorité traditionnelle.

Heureusement, dans ces pays comme en Europe, des Arabes, dont de nombreuses femmes considèrent que ces comportements machistes et brutaux sont intolérables, quelque soient les contraintes existant dans ces sociétés, interdiction des relations sexuelles avant le mariage et difficultés de logement. A Cologne même, quelques femmes ont été protégées par des immigrés syriens.

 C'est l'avenir collectif des musulmans qui est en jeu

Sauf réaction de la population se réclamant de l'Islam, les évènements de Cologne feront reculer sensiblement la cause de l'intégration des musulmans dans les sociétés européennes, qui redoutent la généralisation de pratiques tolérées dans les villes arabes. Les espaces publics sont ouverts à tous, chacun a droit à la sécurité. Une femme doit pouvoir dire non à tout moment, à l'inconnu rencontré dans la rue, à son petit ami avec qui elle dine, voire à son mari dans son lit. Ces règles s'imposent à tous, quelle que soit la religion.

 Il importe que les musulmans et les musulmanes qui partagent ces convictions et les mettent en œuvre, le disent haut et fort, à leurs coreligionnaires et aux autres. Le temps est venu pour les musulmans « ordinaires » de se servir de leur visibilité nouvelle pour mieux faire connaitre leur mode de pensée et de vie. C'est leur avenir collectif qui est en jeu.

Pierre-Yves Cossé

22 janvier 2016

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Commentaires
a écrit le 01/02/2016 à 11:30 :
Cet article est clairement en faveur de l'idée d'une penetration ineluctable des moeurs musulmans au sein de l'europe,fussent ils moins agressifs .Cette analyse ne traite en aucune maniere de la reaction possible voire de plus en plus probable des "gaulois" (comme il dit) qui n'ont aucune envie de se voir imposer des comportements qui non seulement heurtent leurs valeurs mais qui font clairement la demonstration dans leurs pays d'origine ,de leur echec dramatique à un point tel qu'il justifie l' immigration actuelle .C'est un peu fort de decrire une vision de la société à venir sans considerer l'opinion et les reactions de ceux qui la composent trés majoritairement .C'est au demeurant lourd de signification quant à la forme de "renoncement" voire plus de ceux que les medias nous imposent comme etant les representants de "l'elite" intellectuelle !
a écrit le 01/02/2016 à 1:43 :
Et allez ZOUUUUU ! Je suis ENCORE UNE FOIS (de plus et ça fait très beaucoup)
EN RÉSERVE ??? DE VALIDATION ? Décide dément monsieur le modé,
JE VOUS DÉRANGE TANT QUE ÇA ?
a écrit le 31/01/2016 à 12:26 :
Ces événements ne se sont pas produits qu'à Cologne mais sur l'ensemble du territoire allemand sans compter des pays limitrophes comme la Finlande, la Suède, la Belgique, la Suisse, l'Autriche. Difficile de croire à un mouvement spontané. Les vraies questions à se poser seraient plutôt : Qui a le pouvoir d'orchestrer une opération à une telle échelle et pourquoi ? Il faudrait plutôt fouiller du côté du « Plan Kalergi » pour avoir les vraies réponses dont les «opérations noires » .
a écrit le 31/01/2016 à 10:21 :
lLA PLUS GRANDE DES QUESTIONS DANS LA RELIGION EST LA FEMME? POURTANT? LA FEMME EST ESENSIELLE DANS LA PROGREATION/ DE L AVENIR DE L HUMANITE LA SCIENCE AUJOUDHUI NOUS APREND QUE LA FEMME PEUT SE PASSEZ DE L HOMME POUR SA REPRODUCTION?MEME LA RELIGION CHRETIENE LE PROUVE ? DONC POUR MOI LA FEMME EST L EGAL DE L HOMME ET NOUS DEVONS RESPECTEZ SES DROITS DE FEMMES EGAL DE L HOMME? ET SEUL DES DROITS LAIC PEUVENT LUI GARANTIR CETTE ETAT DE FAIT? DONC NOUS DEVONS NOUS BATRE POUR QUE LA LAICITE SOIT RESPECTE PARTOUS ET PAR TOUS ???
a écrit le 30/01/2016 à 23:31 :
"le catholique est dans une situation identique lorsque la Vierge Marie, le Pape ou le Christ sont insultés." Certes, mais il n'éprouve pas le besoin de les venger en perpétrant des tueries d'une sauvagerie inouïe. Le catholique n'en reste pas à une application primaire et sans le moindre recul ni nuance de sa religion. Il a depuis longtemps fait la part des choses, et se rappelle le commandement "tu ne tueras point" et la parole du Christ : "Si quelqu'un te frappe sur la joue droite, tends-lui l'autre." Non décidément, en matière de religion le relativisme n'est pas de mise, toutes ne se valent pas.
a écrit le 30/01/2016 à 23:06 :
Clairement, il eût mieux valu, dès la montée du chômage au milieu des années 1970, arrêter l'immigration et favoriser le retour des immigrés dans leur pays. Il n'est peut être pas venu à l'esprit de Monsieur Cossé que si les hommes ne peuvent pas se tenir à la vue d'une chevelure féminine ou d'un visage féminin, c'est peut être à eux de prendre du bromure (ou à se faire psychanalyser) plutôt qu'aux femmes de se voiler. Quant aux abattages rituels sans étourdissement (qu'il s'agisse indifféremment de halal ou de casher d'ailleurs), c'est une monstruosité au regard de la souffrance animale (et aussi un sérieux risque sanitaire) et il devrait être banni d'Europe. Ou à tout le moins :"Laissons tous les Français manger et boire comme ils le souhaitent, sous les seules réserves qu'ils ne compromettent pas leur santé ni celle des autres et qu'il s'agisse de choix librement consentis.". Il faut donc une labellisation des viandes garantissant à ceux qui refusent de manger halal ne s'en font pas refourguer à l'insu de leur plein gré. Aucun accommodement n'est raisonnable.
a écrit le 29/01/2016 à 19:53 :
nb ;nb hb ;b
a écrit le 29/01/2016 à 9:38 :
Il est curieux de parler de gaulois alors que la France n'a commencé à exister que bien après que l'islam a dominé le monde territorialement et intellectuellement (les musulmans sont remontés jusqu'à Poitiers). En 732 la France n'existait pas (traité de Verdun = 843) et c'est un maire du palais d'Austrasie qui a stoppé les musulmans. Ensuite il faut juste se rappeler qu'on est 13 siècles après Mahomet. Plus de 15 siècles après Jésus Christ, la France donnait le triste spectacle de la Saint Barthélémy...
a écrit le 27/01/2016 à 18:18 :
Discours malsain qui extrapole à partir de quelques cas d'une catégorie limités de population hyper privilégiées par rapport déjà aux autres français blancs de souche. On ne suivra pas de telles dérives et même de telles justifications aux excès que l'on connaît. Une religion, doit-on le dire encore est une économie, certains pensent donc qu'ils en sont exclus et cherchent donc un refuge dans leur propre religion supposée les favoriser. C'est le véritable non-dit. En ce sens l'attitude religieuse qui porte ce projet économique est devenue agressive car visant à remplacer l'une par l'autre. Ceci n'est pas en concordance avec le principe déjà contestable de l'émigration qui vise à une assimilation. Disons-le.
a écrit le 25/01/2016 à 17:02 :
Cui bono?

Ces evenements a Cologne etaient bien trop convenients. Et le Chef de Police pratiquement vantant qu'on ne ratrappait pas les coupables!

Cui bono?

L'extreme droite bien sur.

On n'a jamais entendu l'expression "Agent Provacateur"?
a écrit le 25/01/2016 à 17:01 :
Mon travail va m'amener à travailler plusieurs années en Angleterre : pensez-vous que je pourrais exiger de continuer à rouler à droite, comme c'est ma culture ?
Réponse de le 25/01/2016 à 19:19 :
Si vous roulez en marche arrière, cela peut s'envisager. Il faut faire des compromis pour vivre ensemble.
Réponse de le 29/01/2016 à 15:11 :
@future British: tu pourras tout à fait continuer de rouler à droite en faisant des allers-retours dans la Savoy Court en mangeant du Fish & French Chips, rebaptisées Freedom Fries à New York :-) Et si la culture de ta cité en France te manque, tu pourras aller au Couscous Café de Notting Hill. Par conséquent, aucun dépaysement si tu fais bien les choses :-) Cela dit, la dernière fois que je suis allé à Londres, quasiment tout le personnel des bars restaurants de l'aéroport était français :-)
Réponse de le 01/02/2016 à 11:44 :
reponse à lol
Qu'est ce qui vous autorise à affirmer comme un fait non discutable que les "gaulois" veulent" vivre ensemble "avec des gens qui n'assimilent pas leurs valeurs et leur moeurs et qui de fait ,tentent de leur imposer les leurs ?
C'est toute la question et le vrai problême de fond que votre affirmation souléve .Nos politiques font tout pour nous persuader de cette pseudo evidence ,convaincus que "puisqu'ils sont là" ,il faut obligatoirement negocier notre culture et accepter d'en abandonner une part ;mais les "gaulois" dans leur immense majorité pensent autrement ,ils sont d'accord pour accepter l'autre chez eux si celui ci se conforme à leur façon de vivre au même titre qu'ils le font lorsqu'ils vivent à l'etranger en acceptant sans discuter et parfois avec joie de respecter les cultures qui dominent et les régles qui en decoulent
a écrit le 25/01/2016 à 16:13 :
Entièrement d'accord avec cette approche
Le temps n'est plus de ce dire qu'il faudrait seulement freiner l'immigration d'origine musulmane!
Elle est déjà là !
Alors il faut que l'on sache vivre ensemble

Ce que je souhaite le plus vivement c'est des compatriotes d'origine musulmane lise de tels articles et affichent leur accord plein et entier et le fassent savoir à l'extérieur

C'est une nécessité au risque de voirécidive se crisper des groupes de plus en plus larges avec tous les risques que cela comporte
a écrit le 25/01/2016 à 15:25 :
Il est gentil M. Cossé.On dirait un texte de bisounours.
a écrit le 25/01/2016 à 14:39 :
La véritable question : quel avenir pour les Européens de confession chrétienne dans des sociétés en voie de devenir musulmanes ?
Réponse de le 25/01/2016 à 14:57 :
@Georges: tout à fait. De plus, les compromis sont impossibles, ils veulent s'imposer avec notamment le port du niqab, de la burqa, du voile, les piscines uniquement pour les femmes, pas de vin ou de cochon à table lors des receptions officielles ou privées, etc. Leur message est donc "adaptez-vous ou disparaîssez" :-)
a écrit le 25/01/2016 à 13:30 :
Non Monsieur il n'est pas question que les européens se souche a fortiori les Français acceptent quoique que se soit de L'islam, car si vous les laissez exercer leur traditions, elles s'imposeront à nous. La culture de l'Islam ne peut être comparée à celle de la culture Indo Européenne, celle de Europe et qui s'est étendue jusqu'à l'Oural et lou dans cette dernière prédomine la présence de la femme. Le symbole de la civilisation indo-Européenne est la terre mère nourricière, elle est présente par la place des héroïnes dans le theatre Européens, par la place des femmes dans les mythes européens, par la place de la femme a la tête d'états européens.
La place de la femme dans le theatre, les mythes, les califats musulmans n'existe pas. Or pour qu'il y ait démocratie, il faut accepter la différence sexuelle, que la femme et l'homme sont deux êtres différents physiologiquement et psychologiquement, et de cette acceptation découle la compréhension de la différence, la curiosité, la créativité et l'amour. Or aucune de ces notions n'apparaît chez les musulmans, tout d'abord dans la vision qu'ils ont de la femme, soumise, de leur inculture ( avez vous déjà vu un musulman en djellaba dans un musée ? Non il reste dans son getho qu'il s'est lui-même créé). La grande majorité des musulmans restent enfermé dans leur pulsons érotomanes et dans leur violence vis à vis de ceux qui sont différents d'eux. Tous ces critères empêcheront l'existence de sociétés apaisées, au contraire des autres vagues migratoires venant de civilisations Indo-européenne, comme en France les italiens, les russes, les espagnols, les portugais qui portaient intrinsèquement en eux cette civilisation commune..
Réponse de le 25/01/2016 à 15:35 :
Excellent commentaire!
Réponse de le 26/01/2016 à 14:36 :
@friendly: Moi par contre je suis dubitative sur vos propos post-colonialistes ; car il faut faire face à une réalité immuable et objective : les femmes sont les oubliées de l’Histoire. En effet, la question de retracer l’histoire des femmes est une question très récente, puisqu’elle ne date que de la seconde moitié du 20è siècle. Jusqu’à cette période, le vide intellectuel concernant la moitié de l’humanité est quasi total. Très peu d’études, les femmes sont absentes. Durant des siècles, les femmes ont été confinées à la sphère domestique et la reproduction maternelle, la réalité des femmes manque d’intérêt, et par conséquent ne vaut pas d’être racontée. Exclues de la vie politique qui est l’apanage des hommes, elles sont considérées comme des êtres à la nature instable, mystérieuse, dotés de pouvoirs maléfiques. Moins l’on parle d’elles, mieux la société se porte. Certes, la référence à la figure féminine est récurrente dans les sources historiques, et ce dès l’Antiquité. Et c’est là qu’il est important de distinguer deux dimensions : les rares fois où les hommes parlent des femmes, ce n’est presque jamais de la femme dans sa réalité, son quotidien, son monde à elle à laquelle ils font référence, mais à la femme fantasmée, idéalisée, en bref, à la femme telle qu’ils voudraient qu’elle soit.
La grande rupture, celle qui va enfin révéler l’existence des femmes, leur histoire et leur monde, se situe tout près de nous : à la naissance des grands mouvements féministes. Des balbutiements avaient déjà pointé le bout de leur nez, d’abord au 19ème siècle avec la redécouverte de la famille comme sphère fondamentale de la société, ainsi qu’au début du 20ème siècle avec l’Ecole des Annales, qui marque son intérêt pour l’histoire des pratiques quotidiennes. Cependant en 1804, le code Napoléon déclarera l’incapacité juridique totale de la femme et le XIXè siècle sera celui de sa plus grande dépendance. Pour que la voix des femmes se fasse réellement entendre du point de vue historique, il faudra attendre les mouvements sociaux de la fin des années 60 et de la décennie 70.
En France, mai 68 marque une immense remise en cause de la société ; au niveau de la politique extérieure, la décolonisation est en marche et les minorités, les parties marginales de la population, jusque-là silencieuses, se réveillent. Les femmes ne font pas exception. Elles se mettent elles-mêmes à écrire, s’exprimer, à prendre leur destin en main, tout ce qui leur était jusque-là difficile. Et si depuis plusieurs décennies, en France, les différentes disciplines artistiques (littérature, histoire de l’art et cinéma, notamment) se sont considérablement ouvertes à l’histoire des femmes, aux théories féministes et aux études de genre, le dialogue avec l’histoire des arts vivants (théâtre, musique, danse) reste encore à établir. Pour permettre des comparaisons entre civilisations et encore plus pour avoir la tentation illusoire de la hiérarchie des valeurs il faut commencer par s'étudier soi même
a écrit le 25/01/2016 à 13:29 :
Quand on a lu un tel édito et qu'on passe déjà beaucoup de temps à subir et observer le sujet, on ne peut s'empêcher de poser une question assez simple, même formulée dans une langue étrangère : " and ? "
a écrit le 25/01/2016 à 12:58 :
Il y a une grande hypocrisie actuellement à ne pas reconnaître que c’est le religieux qui l’emporte sur toute autre considération dès que la liberté de religion est invoquée. Et les victimes de cette préséance ont un nom : les femmes. Car, dans la réalité, cette recherche de l’équilibre n’a aucun sens. Et ce, pour une raison fondamentale : quasi toutes les religions reposent sur le postulat de l’infériorité des femmes. Bien des croyants sont, bien sûr, sortis de cette logique obscurantiste. Mais la réalité, c’est qu’en Occident, ceux qui brandissent le plus le droit à la liberté de religion sont les intégristes. Ceux-ci suivent à la lettre les préceptes les plus stricts. Cela touche les moments de prière, les interdits alimentaires, le port de signes religieux, tout comme le refus de certains rapports aux femmes : leur serrer la main, être dans un lieu clos avec l’une d’elles, être soumis à leur autorité. Ou encore interdire aux femmes de faire affaire avec un homme, de montrer leurs cheveux, leur visage ou leur corps en public, etc. En clair, la femme n’existe pas comme être humain : elle est chosifiée, et le comportement à son égard est codifié, au même titre que le déroulement d’une prière, d’un repas ou d’une célébration religieuse. Le conflit entre la religion et un autre droit protégé par les « traditions » ne concerne que l’égalité des sexes, car seul le sexisme est intrinsèquement lié aux religions. Devant cette confusion, il y a nécessité d’affirmer la primauté de l’égalité homme-femme. Après tout, le droit de vote des femmes aussi a longtemps été perçu comme une aberration, tout comme il a fallu une longue lutte devant les tribunaux pour savoir si les femmes étaient des « personnes ». Alors, où est le vrai problème ? Qui est dans l’intolérance ici ? Intolérance de notre culture, de nos racines, de notre ouverture, de notre tempérament d’occidentaux du 21e siècle ? Si j’allais vivre en Iran, en Afghanistan, en Turquie, en Inde, dans les pays théocratiques où la religion est au cœur de tout, pourrais-je mener une lutte féministe et faire respecter mes valeurs de femme telles que vécues ici ? Y aurait-il amendement à toute une société pour me permettre à moi de vivre selon mes valeurs ? Je suis fière que des hommes s’impliquent auprès de leur femme enceinte et suivent des cours prénataux avec elle ; va-t-on évacuer cette magnifique avancée sous prétexte qu’elle brime les convictions religieuses et la pudeur de certaines personnes ? Au lieu de sombrer dans le passé en réintroduisant le religieux dans la gestion du vivre-ensemble, nous devons plutôt se souvenir du processus historique qui l’a amené à la séparation du politique et du religieux depuis 110 ans. La laïcité, c’est opter pour un cadre politique qui permet une vision moderne, démocratique, basée sur les droits humains plutôt que sur les lois religieuses. On nous explique que les demandeurs d’accommodements religieux doivent respecter certaines « obligations » religieuses. Ces « obligations » religieuses n’ont de sens que dans une théocratie. En démocratie, ce ne sont que des choix personnels. Et quelqu’un pourrait-il expliquer pourquoi un dieu imposerait des obligations à certains croyants (et surtout certaines croyantes) et pas aux autres humains ? Les accommodements religieux ne sont pas des accommodements raisonnables : ils sont des dérogations au vivre-ensemble. Au nom de quoi l’État devrait-il faciliter ces dérogations ?
Réponse de le 25/01/2016 à 13:58 :
C'est très bien dit et magnifiquement formulé : Bravo !
a écrit le 25/01/2016 à 12:25 :
Ce monsieur un ancien profiteur des fastes de la République dit ce que l'on sait, non il n'"y aucune intégration, au contraire, il ne vit pas au quotidien les problèmes que posent cette population, il ne peut durer que le simple citoyen ait à supporter la charge financière et le reste dus à une mauvaise politique migratoire. Faisons comme d'autres pays accueillons des gens diplomés et qui viennent pour travailler.
a écrit le 25/01/2016 à 11:47 :
Soumission..
a écrit le 25/01/2016 à 11:02 :
les migrants ne doivent pas se sentir comme des citoyens de seconde zone.il faut leur octroyer le droit de vote et leur ouvrir l'accès aux postes de fonctionnaires.s'il faut des quotas pour que ça aille plus vite pourquoi pas.les notions de souveraineté et de préférence nationale sont des valeurs du passé pour un grand pays moderne comme le notre
Réponse de le 26/01/2016 à 10:58 :
Provoc ou inconscience? Ah, vivement qu'on fasse table du passé, non, pardon, du socialisme, digne héritier de Staline et Polpot...
Réponse de le 28/01/2016 à 15:16 :
Bien sur le migrant par essence vient avec sa culture, sa religion, ses coutumes, il est reçu mieux que dans son pays d'origine avec des droits qu'il n'a jamais eu avant, est ce pas raisonnable de lui demander de s'intégrer et de respecter les us et coutumes du pays ou il est accueilli ? Pour ce qui de la notion de souveraineté, si un pays est une communauté de personne, il se caractérise par un état, des frontiéres, des lois différentes, une langue, une culture, une histoire, il est facile de demander aux autochtones de faire place nette et d'oublier par générosité ce qu'ils sont pour des nouveaux arrivants qui eux amènent par contre leur propre culture souvent peu démocratique et tolérante avec eux.
Réponse de le 14/07/2017 à 21:31 :
Lisez ceci et arrêtez de fumer la moquette !

http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2009/05/15/1536540_un-psychologue-danois-l-integration-des-musulmans-dans-nos-societes-occidentales-est-impossible.html
a écrit le 25/01/2016 à 10:47 :
Tout est dit! J aimerai egalement que les medias aient un peu plus de consideration pour les athees. La religion premd bcp trop de place dans notre societe
a écrit le 25/01/2016 à 10:42 :
L'intégration est une tarte à la crème de politiciens en mal d'électeurs, mais qui ne correspond quasiment à rien dans la réalité. L'islam vient avec sa propre vision des choses, profondément antinomique de l'occidentale, et prétend la replacer à terme. Au final, à l'occasion d'un choc, c'est la guerre civile qui risque bien d'arriver, car les peuples sont comme les masses d'air et les masses d'eau, il ne se mélangent pas. La SDN, modèle des sociaux démocrates, qui a finit par faire émerger un Hitler, recommence sous une autre forme, celle d'un projet Européen hédoniste et irresponsable, qui dérive dangereusement dans une nouvelle utopie incontrôlée.
a écrit le 25/01/2016 à 7:31 :
Cette diversité me fait peur ...!
Il n'y a pas d'intégration...!

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