Rallye de fin d'année avant coupure du courant : allez, les Bleus !
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MARKO DJURICA
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Fin d'année paradoxale pour un monde en furie. On a frôlé la troisième guerre mondiale mardi après la vraie-fausse attaque russe dans un village polonais proche de la frontière ukrainienne qui aurait été la victime collatérale d'un missile anti-missile (de fabrication russe ?) de Kiev...Version contestée par Zelensky. A qui la faute ? Si la Russie ne bombardait pas massivement l'Ukraine, cela ne serait pas produit. Et l'histoire abonde d'exemples de guerres qui se sont déclenchées pour moins que cela. Pourtant, on a su très vite, via les Américains, qu'il ne s'agissait pas d'une attaque délibérée de Poutine dans la poursuite de son plan délirant pour repousser loin à l'Ouest les frontières de son pays qu'il prend toujours pour l'URSS.
L'Occident a gardé son sang-froid et l'on a entendu au G20 à Bali en l'absence du dirigeant russe la lassitude d'un monde qui commence à en avoir assez de cette guerre sans but, inutile, ingagnable, qui est en train de détruire peu à peu les fragiles équilibres de l'économie mondiale, menace les plus pauvres de famine et ne résout en rien le défi qui finira par concerner le monde entier, celui du climat, plus certain que la guerre nucléaire, même si elle serait plus rapide.
A Charm el-Cheikh en Egypte, la COP 27 a achevé sa triste quinzaine sans grande avancée sinon quelques promesses pour réparer les dommages des catastrophes climatiques pour le monde émergent. Promesses qui n'engagent que ceux qui les écoutent. Notre « correspondant de guerre » climatique présent sur place, Bertrand Piccard, a tenu la chronique des tops et des flops de cette énième COP pour rien. Voici sa conclusion provisoire du psy de la planète, dont vous retrouverez en début de semaine un entretien vidéo sur le bilan de la conférence : « la pathologie, c'est l'inaction, pas l'éco-anxiété ».
Donc il faut croire à l'innovation. La Tribune vous en propose deux, parmi la multitude : créer de l'essence sans pétrole, le nouveau pari du français Global Bioénergies et Shell, raconté par Marine Godelier ; et le film solaire organique, cette innovation du nantais Asca qui peut révolutionner la décarbonation, repéré par notre correspondant dans les Pays de Loire, Frédéric Thual.