D'une bulle à l'autre

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L'un de mes principaux plaisirs pendant les vacances est d'acheter La Tribune le matin et de la déguster au petit-déjeuner. J'y trouve toujours des choses intéressantes. Ce matin, l'article de Sophie Rolland sur les dérivés de crédit de dette souveraine m'a attiré l'œil. Voici pourquoi.

Récemment, le scandale Madoff m'a rafraîchi la mémoire. En 1982, le gouvernement fédéral américain empruntait à 16% à trente ans et personne ne souhaitait lui prêter de l'argent. Aujourd'hui, il emprunte à moins de 3% et tout le monde se rue pour le financer. Pensez-vous que la rémunération servie compense le risque à long terme sur le dollar ?

Si l'on rapporte cette rémunération (2,68% le jour de Noël) du coût d'une protection à 5 ans sur le marché des Credit Default Swap (plus de 1%), on s'aperçoit que le gonflement de la bulle obligataire est bien enclenché. Au vrai, ce n'est que les banques centrales ont confiance en la politique des Etats pour acheter à tour de bras des obligations d'Etat mais elles ne peuvent pas faire autrement. Ce n'est pas rassurant pour autant. Les bulles finissent toujours dans les larmes.

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