"On va voir si la BCE est vraiment indépendante de l'Allemagne"

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Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères, livre son analyse sur l'accord passé entre Paris et Berlin lundi, et qui sera discuté par les chefs d'Etat et de gouvernement lors d'un conseil européen crucial qui se tiendra jeudi et vendredi à Bruxelles.

Qui de l'Allemagne ou de la France sort gagnant de l'accord de lundi ?
Il est prématuré de tirer des conclusions avant le conseil européen. Il faudra voir ce qui est repris ou amendé. Le président Van Rompuy a préparé d'autres propositions qui ne passent pas par une réforme du traité. Reste que l'élément principal du deal franco-allemand est caché : c'est la possibilité pour la Banque centrale européenne (BCE) de jouer un plus grand rôle. La France ne peut s'en vanter pour cause d'indépendance. Il faudra voir ce qui se passe la semaine prochaine. On verra alors si la BCE est vraiment indépendante... de l'Allemagne. S'il s'avère qu'elle ne joue pas un plus grand rôle, alors l'accord serait un marché de dupes car Paris a lâché sur plusieurs points : la révision du traité, sur l'automatisme des sanctions, sur un certain rôle pour la Cour de justice européenne.

Comment assurer un contrôle parlementaire démocratique sur la gouvernance économique ?
Le parlement européen est en porte à faux parce qu'il est taillé pour les Vingt-Sept. Une délégation de parlements nationaux de la zone euro serait plus adaptée compte tenu du fossé qui s'est creusé pendant quinze ans entre les élites européistes et la population. On rebrancherait mieux l'opinion sur l'Europe en faisant appel aux parlementaires nationaux. Sur ce sujet, on n'en est plus au concours Lépine. C'est le moment de décider. Il faudra voir les conclusions du Conseil. Le point important au bout du compte est de savoir qui a le dernier mot sur les budgets nationaux, qui dit : c'est acceptable ou pas. Est-ce les parlements, le système judiciaire ou les ministres des Finances ? On verra alors si nous sommes encore dans un système démocratique ou si nous sommes passés à autre chose.

L'Allemagne ne veut pas qu'on lui reproche ses excédents. Elle ne veut contrôler que les déficits des autres. La discussion sur la convergence économique n'est-elle pas biaisée de ce fait ?

Elle n'est pas biaisée mais elle est incomplète. L'ancien Chancelier Helmut Schmidt l'a dit au congrès du SPD : "nos excédents sont leurs déficits". Les Allemands n'ont pas intérêt à tuer la croissance quand les deux tiers de leurs exportations se font dans le reste de l'Europe. Or l'accord de lundi laisse de côté la question de la politique économique. De même que les deux critères de Maastricht laissaient de côté la question de la croissance parce que le moment de créativité européenne qui a vu naître l'union monétaire coïncidait avec une vague ultralibérale en Occident. On en est toujours là. Madame Merkel impose ses règles très strictes pour lutter contre l'inflation de Weimar. Cependant, le SPD est un peu plus sensible à ce sujet même s'il demande un assainissement budgétaire.

L'accord de lundi réserve à l'Allemagne un droit de veto dans le Mécanisme européen de stabilité (MES), à l'instar de celui accordé aux Etats-Unis au sein du Fonds monétaire international (FMI) après la seconde Guerre mondiale. Faut-il en déduire une forme de domination allemande ?

Comparaison n'est pas raison. La puissance de l'Allemagne est réelle mais elle est conjoncturelle et elle n'a rien à voir avec celle des Etats-Unis après 1945. Mais il est vrai que l'Allemagne a cherché à maximiser son avantage démographique depuis la réunification en augmentant son poids au Parlement et au Conseil. Le programme de la CDU demande encore plus en matière de représentation au parlement européen. Ces demandes allemandes ne sont pas scandaleuses mais nous ne sommes pas obligés de tout accepter.

 

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Commentaires
a écrit le 09/12/2011 à 9:45 :
Très bon commentaire de Védrine. Il existe aussi des socialistes objectifs et intelligents.
a écrit le 09/12/2011 à 4:35 :
Les règles de l'UE ont été dictées aux autres membres par l'axe franco-allemand, quoi d'étonnant donc que ces règles les favorisent.
Le transfert de capitaux permanent des pays du sud vers les pays d'Europe centrale, par le biais des excédents et déficits commerciaux nous conduit vers un néo-colonialisme insidieux. Nous nous dirigeons vers une Union Européenne avec des républiques bananières (Le terme de république bananière désigne à l'origine un pays peu développé, dont l'industrie repose typiquement sur la seule production de bananes, et dirigé par une petite ploutocratie autoritaire) autour d'une zone hautement industrialisée.
Si nous voulons éviter les troubles et révoltes que cela devra forcement provoquer il nous faudra changer ces règles de sorte à ce que les économies faibles des pays périphériques soient protégées face aux économies plus performantes avantagées par les règles actuelles par le biais du libre échange. Surtout l'économie allemande mais aussi en moindre mesure française sont les profiteurs de ces régles. L'entente franco-allemande, qui au départ devait aboutir à une Europe plus pacifique que dans le passé est sur le point de devenir un instrument d'oppression et d'exploitation des pays plus faibles.
a écrit le 09/12/2011 à 3:18 :
j'ai un doute sur tous les sommets et cela depuis 2008 car nous avons pris des chemin qui se trouve être un cul sac sans avancé si la décision fut prise de faire un référendum sur l'euro et donné la parole aux peuple nous aurions gagné 3ans et aujourd'hui nous aurions peux être retrouvé notre monnaie et plus jamais d'euro mais l?Europe d'avant cela est largement suffisant.
a écrit le 08/12/2011 à 18:54 :
La Chine est protectionniste; les E.U. sont protectioniste; l'Inde, le Brésil...L'Europe a eu M. Monti comme commissaire antieuropéen à la concurence. Le pauvre homme bon catholique s'était mis à croire à l'autorégulation des marché comme il croyait à l'immaculée conception.
a écrit le 08/12/2011 à 14:38 :
La reponse est ...: non!!
a écrit le 08/12/2011 à 14:28 :
La seule monnaie qui vaille, qui ne subit pas l'inflation, qui ne peut être manipulé par les politiciens et qui a fait ses preuves en 5000 ans d'histoire humaine c'est l'or !!

Amlors puisque ces memes poltico-banquier ne veulent de l'or car ça serait le signe de la fin de leur pouvoir manipulateur des richesses des citoyens, l'euro disparaitra dans la douleur.

Conclusion si vous ne voulez pas perdre toutes vos économies et vos patrimoines achetez de l'or vite !!!
a écrit le 08/12/2011 à 12:48 :
' independant', ca veut dire ' pas a la solde des politiciens francais pour faire tourner la planche a billets et rembourser les dettes de la retraite a 35 ans'
a écrit le 08/12/2011 à 12:47 :
L'euro ne tiendra pas. La différence de compétitivité entre les pays europeens est trop fort et ne peut plus être ajusté par le taux de change. Vouloir germaniser la grèce ou les pays latins est une vaste blague. Reconnaissez votre erreur! L'euro, comme l'avait prévenu Milton Friedman, ne peut pas fonctionner (il comparait cette monnaie à un monstre de Frankeistein)!
Cessez votre orgueil mal placé et arrétons là. La France n'est pas au niveau économique de l'Allemagne(encore pire pour la grèce) et ne peut pas avoir la même monnaie!
Regardez cett video très éclairante:
http://www.dailymotion.com/video/xck13c_charles-gave-euro-ligne-maginot-mem_news
Réponse de le 08/12/2011 à 14:20 :
Milton Friedman est un économiste américain
les agences de notation sont américaines,
de là a penser que l'Amérique veut du mal à l'Euro (qui a fait de l'ombre au dollar ?
Réponse de le 08/12/2011 à 14:28 :
Les americains ne veulent pas que l'euro explose sinon l'effondrement du dollars serait trop visible.Une agence de notation chinoise a déjà abaissé la note de la France... L'argument anti-americain est la derniere trouvaille des partisants de l'euro. Pour voir que l'euro ne fonctionne pas il suffit d'ouvrir les yeux. Il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Lisez la video que j'ai posté de charles gave...
a écrit le 08/12/2011 à 12:12 :
Mr Hubert Vedrine pourrait-il,sans langue de bois nous expliquer la presence "discrete" et le role de Mr Geithner á toutes les reunions actuelles de l'UE et aupres des gouvernements europeens. l'inter-dependence economique et l'"inquietude" de Obama ne sont évidemment pas un reponse credible.
Réponse de le 08/12/2011 à 12:50 :
excellente question , ce n'est certainement pas pour notre bien !
Réponse de le 08/12/2011 à 14:30 :
Très bonne question... A ceux qui doute que l'union européenne soit encore un protectorat américain...L'"europe" c'est l'OTAN et l'UE, ils ont tous les deux le même maitre!
Réponse de le 08/12/2011 à 15:22 :
Réfléchissez, c'est un complot bien sur, on vous prend pour un imbécile sans doute.
a écrit le 08/12/2011 à 12:00 :
Je pense que l'un problème majeur de la France est le manque de culture économique et le manque de gens compétent dans ce domaine, en tout cas dans le paysage politique.

Mr Baroin, Mme Pecresse et Mr Sarkozy en sont tristement les exemples les plus visibles en ce moment. Il est évident qu?ils ne maitrisent pas leur sujet et apprennent au jour le jour. A partir de la c'est normal qu'ils n arrivent pas a inspirer confiance aux investisseurs et aux français eux même ... Mon sentiment a été confirmé par le classement du FT des ministres des finance qui reflète bien ce que le monde de la finance pense de Mr Baroin.


Nous somme en ce moment dans une situation ou on a la tête de l'hôpital qql un qui connait strictement rien a la médecine alors que nous somme en pleine crise sanitaire. Les médecins les uns après les autres jettent l?éponge et vont travailler ailleurs....

Hubert Vedrine est compétent dans son domaine. Il est claire, net, précis, professionnel, ne dérape jamais, ne parle pas a tord et a travers, et inspire confiance.

Il nous faut un 'Hubert Vedrine' au Finance, pas la version géopolitique, mais la version économie, gestion budgétaire et Finance.


Dans le plus long terme, il serait souhaitable de mettre en place des mécanismes dans nos démocraties pour que des 'Hubert Vedrine' dans tous les ministères puissent émerger.


Je crois qu?on a besoin aujourd?hui, non pas de gens populaires, mais de gens compétents.

Le problème est que la démocratie fait émerger les gens populaires voire populistes et non les gens compétents.

Deuxième point:

Je pense que associer le mot démocratie a création monétaire est qql chose de très dangereux.

Il suffit de regarder l'histoire financière de la France,(avec les assignats par exemple) de l Allemagne (avec l émergence d 'Hitler) ou l Argentine depuis 2000... on trouve aussi des exemple intéressant dans l'histoire chinoise.

Je pense qu?on a intérêt a faire du 'quantative easying' pour ne pas bloquer l'économie, c'est une évidence, par exemple avec des plans comme les plans américains comme TALF .... car la FED peut réabsorber les liquidités émises si jamais l inflation repart... on peut aussi faire intervenir la banque centrale si les adjudications ne passent plus, mais de façon contrôler en ayant toujours un ?il sur les réductions de déficits..
Mais il faut a tout prix éviter un dérapage inflationniste même si cela semble plaire a beaucoup de politiciens car ca risque de déstabiliser l Europe de façon significative et ainsi accélérer la perte de son leadership mondiale?


Je pense que l idée de donner le statu de banque au fond européen est qql chose de complètement inconscient.

Cela veut dire que les mêmes politiciens qui depuis trente ans ont creusé les déficits pour se faire réélire, sans vraiment comprendre qu?ils étaient entrain de mettre en danger les générations future, risque d avoir maintenant leur propre banque pour financer directement leurs déficits...
Donc le risque de dérapage inflation' suivi d instabilité de social et émergence de partie populiste devient de plus en plus probable.


Cela revient offrir une distillerie clef en main a un alcoolique. Il vaut peut-être mieux laisser la distillerie dans des mains de gens compétents et continuer a apprécier le bon vin avec modération.
Réponse de le 08/12/2011 à 14:26 :
En économie, l?assouplissement quantitatif (en anglais quantitative easing: QE) est une politique monétaire dite non conventionnelle utilisée par certaines banques centrales pour augmenter la masse monétaire en augmentant les excédents de réserve du système bancaire.
je ne suis pas sur que ce soit beaucoup plus clair avec l'explication de wikipedia !
a écrit le 08/12/2011 à 11:55 :
Il n'y a pas de croissance DURABLE sans monnaie stable et sûre. Les solutions qui consistent à imprimer de la monnaie n'apportent qu'une fausse croissance qui se termine vite en bulles et en récession.
a écrit le 08/12/2011 à 11:30 :
Le vrais probleme budgetaire est de savoir qui doit definir la croissance du pays car c'est bien l'écart negatif entre la croissance réalisé et celle supposée qui alimente le dette.En France on pourrait croire que Bercy et L'insee ont les clefs les plus justes pour ce faire mais depuis des années on ne réalise pas la croissance prévue.Faut-il que le taux de croissance sur lequel la France doit caler son budget soit défini ailleurs?Vous me direz que les correctifs budgetaires trimestriels sont trés recents pour respecter les engagements français!Mais pourquoi en France cette propenssion à etre en permanence optimiste sur le taux de croissance et se planter constemment?
Réponse de le 08/12/2011 à 15:11 :
la croissance ne se décrète pas par un politique, elle se construit jour après jour par les entreprises
a écrit le 08/12/2011 à 11:12 :
Il faut arrêter de penser que les intérêts nationaux ne sont pas présents.
Cette Europe ne peut survivre en l?état : elle était possible à 6 ou 9 pas à 17 et encore moins à 27 pays.

Qui a voulu une monnaie Unique et non commune les Allemands !

Qui a voulu un Euro fort et en a largement bénéficié au détriment des pays d?Europe du Sud (Euro qui symboliquement devait remplacer le Deutsch Mark pour le peuple Allemand), les Allemands !

Qui lors de sa réunification en 1989, a fait sauté la clause d?harmonisation fiscale prévue au traité, Helmut Khol, malgré l?opposition de son ministre des Finances, Gerhrard Stoltenberg, qui dut démissionner.

Il est temps de rebâtir une Europe démocratique, économique, fiscale, sociale et protectrice comme le font tous les autres pays (Amérique en tête, Brésil, Argentine, Chine, Inde ect ?.).
a écrit le 08/12/2011 à 10:17 :
"La stabilisation des monnaies est devenu le point focal de la pensée politique de peuples et de gouvernement ... On a reconnu le remboursement des prêts étrangers et le retour à une monnaie stable comme la pierre de touche de la rationalité politique, et on a considéré qu'aucune souffrance personnelle, aucun empiètement sur la souveraineté n'était un sacrifice trop grand pour recouvrer l'intégrité monétaire.
Les privations des chômeurs auxquels la déflation avait fait perdre leur emploi; le dénuement des fonctionnaires congédiés, sans même une retraite de misère; et même l?abandon des droits de la nation et la perte de libertés constitutionnelles ont été jugés comme un prix équitable à payer pour répondre aux exigences de budgets sains et de monnaies solides, ces a priori du libéralisme économique » écrit en 1944 par K. Polanyi à propos des politiques de "rigueur" du début des années trente en particulier celle de Bruning en 1930-32
Et l'Allemagne veut que l'on recommence alors que l'on sait hélas comment cela s'est terminé.

Réponse de le 08/12/2011 à 11:32 :
Les Allemands sont bien placés pour savoir ce que fut l'hyperinflation de la sinistre République de Weimar et ses planches à billet.
Réponse de le 08/12/2011 à 12:41 :
encore cette histoire bidon d'hyper inflation... Non, c'est la politique de deflation qui a amené hitler au pouvoir. C'est aussi la politique de deflation de laval qui a amené le front populaire et les greves de 1936 en france. il faut arretez avec cette hysterie anti-inflationniste!
a écrit le 08/12/2011 à 10:08 :
L'Allemagne joue le jeu de l'UE a perfection et ce sont ceux qui ne respectent pas les règles qui grognent.

L'UE a pratiquemment été créé pour tuer une Allemagne indépendante, mais quand celle ci a retourné les tables et a joué le jeu parfaitement en devenant le principal moteur des E-U d'Europe grace a cette crise Grecque...
Les anciens "gagnants" tels la France, le R-U, etc...Se sont retrouvés a courir après l'Allemagne et a se faire devancer dans leur propre jeu.

L'Allemagne joue un jeu unique, elle ne choisira plus jamais le jeu du nationalisme independant, elle a compris qu'elle ne pouvait pas le jouer.

Le VRAI FUTUR de l'Europe ne se jouera donc pas en Allemagne, mais dans le reste de l'Europe ou les nationalismes indépendants (Front national en France, etc...) ont une option réelle de gagner.
Réponse de le 09/12/2011 à 4:26 :
Que " L'Allemagne joue le jeu de l'UE a perfection" s'explique par le fait que les règles ont été dictées aux autres membres par l'axe franco-allemand et, quoi d'étonnant, les favorisent.
Le transfert de capitaux permanent des pays du sud vers les pays d'Europe centrale, par le biais des excédents et déficits commerciaux nous conduit vers un néo-colonialisme insidieux. Nous nous dirigeons vers une Union Européenne avec des républiques bananières et satellitaire autour d'une zone hautement industrialisée.
Si nous voulons éviter les troubles et révoltes que cela devra forcement provoquer il nous faudra changer ces règles de sorte que les économies faibles des pays périphériques soient protégées face aux économies plus performantes que les règles actuelles avantagent par le biais du libre échange, Surtout l'économie allemande mais aussi en moindre mesure française.
Réponse de le 09/12/2011 à 11:20 :
Dès fois je me demande d'ou sort les idees comme ca:

"Que " L'Allemagne joue le jeu de l'UE a perfection" s'explique par le fait que les règles ont été dictées aux autres membres par l'axe franco-allemand et, quoi d'étonnant, les favorisent."

Vous n'avez pas un exemple, svp? (apart le tout nouveau d'hier soir)
a écrit le 08/12/2011 à 8:34 :
Et pourquoi ? S'ils font mieux que nous ?
a écrit le 08/12/2011 à 8:32 :
Il faut revenir à l'essentiel: devons-nous adapter nos budgets aux règles en vigueur, ou changer de règles chaque fois que nous aimerions ne pas adapter nos budgets? la BCE a pour mission le contrôle de l'inflation, pas de servir de pompier pour pallier les gabegies grecques et autres françaises. Ensuite, il ne saurait y avoir guéguerre entre la France et l'Allemagne, car si tel est le cas, il n'y a plus d'Europe: reconnaissons que notre Président l'a bien compris.
a écrit le 08/12/2011 à 8:28 :
Il faudra qu'on m'explique un jour ce que les 35 heures ont à voir avec cette histoire de dette, sachant qu'un Allemand travail moins dans une semaine qu'un Français...
a écrit le 08/12/2011 à 7:48 :
Ah ! Tiens ! L'un de ceux qui ont supporté les 35 heures qui furent à l'origine de la ruine du pays, avec l'Euro, autre invention socialiste ! Et dire que la droite est aussi nulle dans ce pays que la gauche bobo ! ça promet....
Réponse de le 08/12/2011 à 10:21 :
L'Euro, une invention socialiste ? Il faudrait argumenter un petit peu avant d'asséner ce genre d'idée...
Réponse de le 08/12/2011 à 13:07 :
On oublie que sous le gouvernement Jupé, il y a eu un accord sur la semaine de 32h. Certe pas imposé par la loi mais le dispositif existait et certaines entreprises dont la mienne à l'époque discutait de sa mise en oeuvre
Et on oublie que le temps moyen de travail des allemands et Hollandais est inférieure à celui de la France.
certes la durée du travail n'est pas dans la loi mais fait l'objet d'accords de branche.

Ou est la différence, sinon que les entreprises françaises disposent d'importantes exonérations de charge
a écrit le 08/12/2011 à 7:34 :
C'est l'Allemagne qui doit être indépendante de la BCE ! donc l'Euro doit être bien géré, pas d'embrouille et de planche à billets !
Réponse de le 08/12/2011 à 7:58 :
La planche a billet peut etre tres utile, demandez plutot aux USA et au Royaume Uni
Réponse de le 08/12/2011 à 8:21 :
La planche à billets ne crée pas de richesse pour autant. D'où, à terme, le risque de voir de nouvelles bulles se créer, pour mieux ensuite éclater. Ce n'est pas en évitant un problème qu'on le résout pour autant.
a écrit le 07/12/2011 à 22:20 :
La question que se pose Hubert Védrine "Qui de l'Allemagne ou de la France sort gagnant de l'accord de lundi ?" est révélatrice du problème actuel de l'Union Monétaire.
Qu'en est-t-il des autres quinze membres de la zone euro?
Il semble que seulement les intérêts de la France soient pris en considération, il ne faut donc pas s'étonner si par la suite les autres membres considèrent que les accords résultant de cette entente, disons complicité, ne se sentent pas moralement liés par les décisions prises sous le diktat franco-allemand.
a écrit le 07/12/2011 à 22:12 :
C'est ahurissant de s'interroger sur le pays qui "sort gagnant" de l'accord intervenu le 5 et encore plus de vouloir déterminer ce gagnant en fonction du nombre de ses thèses qui ont été adoptées. La seule question pertinente est ailleurs : en l'occurrence, l'accord intervenu améliore-t-il, oui ou non, la situation de la zone euro ? Si oui (ce qui est nécessairement le cas, tout accord en la matière et à cet instant étant préférable au statu quo), les deux partenaires sont gagnants et dès lors la question de savoir si le gain de l'un est strictement égal à celui de l'autre n'est pas primordiale, puisque même en cas d'inégalité celui qui pourrait se plaindre aurait eu encore moins (à savoir une catastrophe) sans accord. En outre si un pays propose de la cavalerie et de la fuite en avant et l'autre de prendre le taureau par les cornes, il peut se faire que le second rende objectivement service au premier en empêchant ses thèses de prévaloir (cas présent). Enfin il n'est pas très utile de se demander si un accord différent aurait été meilleur puisque c'est l'avenir qui décide de ce genre de choses - et souvent pas de la façon prévue. Le nationalisme étriqué infestant l'Europe depuis qu'elle n'est plus que des patries à l'initiative de notre infaillible héros national fait perdre de vue le bien commun et ne peut que susciter le désir de revanches dérisoires et dysfonctionnelles. Au demeurant, jusqu'à nouvel ordre la zone euro n'est viable que de la façon voulue par l'Allemagne : règles, sanctions, arbitrage par le juge. On l'a bien compris dans le domaine de la concurrence, alors, pourquoi nos blocages dans celui de l'économie, sinon pour laisser nos gouvernements répéter sans contrôle les erreurs qu'ils ont faites pour nous mettre là où nous sommes ? Inutile de répondre que c'est une question de souveraineté : plus personne n'est vraiment souverain sur notre planète et ceux qui croient le contraire en font mauvais usage.
a écrit le 07/12/2011 à 21:57 :
Aprés Noël ont va discuter l Europe .
Maintenant sont des vacances !
a écrit le 07/12/2011 à 21:25 :
depuis le traité de Lisbonne rejeté par une majorité de français et hollandais ! nous avons été les otages d'un marché de dupes qui n'a pas respecté la démocratie et s'est fourvoyé !!!
a écrit le 07/12/2011 à 20:50 :
Quel panier de crabes ? fort onéreux tout ça !!!

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