Gaz de schiste : explorons nos réserves !

 |   |  648  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Alors que le chef de l'Etat vient de rejeter les sept demandes de permis d'exploration de gaz et d'huiles de schiste en France, le président de la Fondation Concorde, d'inspiration libérale et proche des entreprises, réclame au contraire que la France en finisse avec les peurs et ait le bon sens d'explorer réellement ce que recèle son sous sol.

Un don de Dieu, comme ont l'habitude de le dire les heureux bénéficiaires des réserves du Moyen-Orient, mais cette fois sous nos pieds en France. Notre pays, gros importateur de ressources énergétiques, qui constitue l'essentiel du déficit de notre balance commerciale, aurait ainsi une chance de réduire ses importations de gaz. Ce n'est qu'une hypothèse car la législation actuelle ne permet pas d'explorer notre sous-sol. Le bon sens voudrait pourtant que nous allions vérifier la quantité de gaz exploitable dont nous disposons réellement.
S'il n'était que de la moitié de ce qui est annoncé, il s'agirait néanmoins d'une formidable nouvelle quand on connaît les tensions actuelles sur le marché de l'énergie et la situation difficile de notre industrie.Les chocs pétroliers successifs et leurs conséquences sur le dynamisme des activités, le poids du coût de l'énergie dans le budget des ménages, montrent combien ce poste est essentiel pour la prospérité.
Des centres de production, grands comme des terrains de football qui peuvent être délimités et intégrés avec soin dans le paysage, une technologie de pointe sans cesse améliorée qui permet d'envisager une bonne maitrise des risques, sont autant de facteurs qui plaident en faveur d'un recours à ces ressources inespérées. Nous croyons en effet que le gaz sera l'énergie de transition qui nous permettra d'attendre que les énergies renouvelables gagnent en compétitivité et en fiabilité.
Bien sûr, l'exploitation nécessite l'utilisation de beaucoup d'eau, généralement abondante dans une majorité de territoires en France. Pour les techniques d'extraction controversées, nous bénéficions de l'expérience des pays qui depuis dix ans déjà procèdent à l'extraction de ces gaz, les États-Unis en particulier qui ont réussi à surmonter les difficultés environnementales et techniques liées à cette ressource d'une ampleur inespérée.
Finissons-en avec les peurs ; Nous ne pouvons prétendre à la prospérité en refusant, sans rien savoir, sans rien tenter, les opportunités qui ont fait la richesse des autres, sans doute plus avides de croissance et d'emplois, tout en étant aussi démocrates !
En présentant les avantages et les risques liés à cette exploitation, un débat doit avoir lieu dans les prochains mois. En effet, la question du gaz de schiste n'a été jusqu'à ce jour traitée que de manière confidentielle ; de raisons politiques coïncidant avec l'activisme des lobbies partisans de la décroissance ont conduit à la loi qui interdit même la recherche !
Ce qui frappe aujourd'hui lorsque l'on aborde ce sujet c'est le nombre important de personnalités qui trouvent la situation de blocage actuelle inadmissible et sont tout à fait favorables à une exploitation bien maîtrisée de nos réserves, si celles-ci se confirmaient.
Après les États-Unis, le Canada, la Chine, l'Algérie, viennent de se lancer dans l'exploration et l'exploitation des gaz de schiste. Nous devons donc rapidement nous retrouver du bon côté du progrès.Nous disposons des meilleurs ingénieurs pour la maîtrise de l'extraction, ce qui n'est pas négligeable, mais aussi de l'expérience américaine de plusieurs années. Rappelons que l'exploration du gaz de schiste a permis, dans ce pays, de diviser par quatre le prix du m3.
Donc, ouverture d'un grand débat pour s'affranchir du poids des « lobbys de la peur » minoritaires mais très actifs et aussi adaptation du code minier afin d'assurer une redevance significative au propriétaire du terrain, à la commune, au département et à la région, suivant l'exemple de ce qui permit l'implantation des champs d'éoliennes dans notre pays. Voici deux préalables qui permettront une exploitation de cette ressource.
Pour le bien de notre économie, nos dirigeants doivent s'emparer rapidement de cette question.

 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 27/11/2012 à 10:27 :
Pour couper la poire en deux ne pourrait-on pas faire évaluer les ressources par le BRGM?
a écrit le 15/11/2012 à 13:07 :
Pour désaprouver une quelconque recherche sur les gaz de Schistes !
a écrit le 18/09/2012 à 11:25 :
Laissons les autres les exploiter et détruire leurs environnements, sans compter que plus on attend plus les hydrocarbures de nos sous sol auront de la valeur ;)
a écrit le 18/09/2012 à 10:07 :
Il faut bien comprendre qu'à ce jour, aucunes techniques d'extractction de ce gaz n'est propre. Je precise, les milliers de produits chimiques melangés à l'eau pour faire exploser la roche, ne sont jamais récuperés... Tout ces produits partent dans les nappes phréatique... Alors moi je veux bien comprendre qu'il est possible d'avoir une independance energétique, mais comment feront nous quand tout les sols auront été souillés et que nous n'aurons plus d'eau ?? L'agriculture, le tourisme, sont des secteur qui merite d'etre sacrifiés ?
a écrit le 17/09/2012 à 14:19 :
Faite r'eference au gisement du gaz de Lacq et son exploitation depuis 1956 jusqu'en 2007
Les emplois créer ont egalement créer la richesse national...l'INSEE doit bien avoir une evaluation officielle......alors demain oui au gaz de shiste et une facture diminuée.
a écrit le 16/09/2012 à 11:11 :

ha !! c est ecolos une minorite qui ne pese pas bien lourd aupres de francais ..ont ils soif du pouvoir ,?aucune coherence dans leurs propos ....ils sont devenus les mal aimes
a écrit le 16/09/2012 à 10:56 :
VOTRE DISCOURS TIENT DE LA PROPAGANDE. Avez-vous été vous aussi généreusement invité aux USA par TOTAL ?... La Tribune est pour le gaz de schiste, mais loin de chez elle ! Quand aux réserves en eau, sachez qu'en particulier dans le sud de la France, ces réserves posent de plus en plus problème, même le Rhône est concerné. En 2003 avec la canicule, les centrales nucléaires près du Rhône ont commencé à se poser des questions . Faites votre travail, transmettez des informations fiables et mettez en avant le pour et le contre. Pas de la propagande. A l'aise devant votre miroir ?
a écrit le 15/09/2012 à 23:51 :
non non et non, il faut arrêter avec les hydrocarbures !!!!
a écrit le 15/09/2012 à 17:17 :
non non et non l'exploration est invasive et on n'a pas de réserves justifiant de tels procédés.
Entre un puits géothermique et un puits a hydrocarbure de schistes il y a deux grandes différences : la durée d'utilisation et la densité des forages.

et re non non et non le gaz n'est pas une solution!
Quand le pétrole monte le gaz aussi. Les états allemands ont signé une sortie du nucléaire ils vont vers le gaz. La compétition entre clients fera monter le prix de la ressource.
La recherche est la voie a privilégier
Cherchons d'autres énergies et des procédés de stockage qui manquent tant. Valorisons cela par des brevets détenus par l'état et nous aurons des filières créatrices d'emplois ici en France
a écrit le 15/09/2012 à 9:57 :
Les français sont malheureusement mal informés et se font manipulés par les idéologies politiques, certains groupes gaziers et pétroliers étrangers qui profitent bien de la situation en nous vendant leurs produits sales à prix d?or. Le film « gasland » est un bon accélérateur de vente pour eux.
Supposer qu'il est plus propre de consommer du gaz ou du pétrole sans aucun contrôle venant de l'étranger est d'une absurdité sans nom. Les conséquences liées aux guerres sont pourtant légions.
La fracturation hydraulique qui semble poser problème, devient écologique lorsqu'il s'agit de faire de la géothermie, allez comprendre.
Plus l'énergie augmente plus nous enrichissons des industries étrangères peu scrupuleuses, polluantes et plus nous alimentons les guerres "qui sont "bonnes" pour nos chers fabricants d'armes".
« Il est donc démontré qu?exploiter les hydrocarbures étrangers sont nocifs et mortifères pour les hommes, les femmes, les enfants, l?environnement et qu?ils ont un fort pouvoir soporifique miraculeux sur les consciences des populations qui les consomment. »
Il serait souhaitable d'arrêter de se mettre la tête dans le sable et de creuser, nous sommes en période de crise organisée pour faire de la casse sociale et du chômage afin de rendre encore plus esclave les travailleurs et donc les pays qui sont enserrés entre les mains de certaines banques qui financent ces exactions.
Du gaz et du pétrole nous en avons malheureusement encore besoin, mieux vaut le prendre chez nous avec les précautions qui s?imposent et avoir au moins la conscience plus nette en faisant moins de morts et de corruptions à l'étranger et cela facilitera notre transition énergétique en nous permettant d'être indépendants pour la première fois de notre histoire.
a écrit le 14/09/2012 à 20:12 :
La France peut économiser les 15 millions de TEP de gaz naturel et les 10 millions de TEP de pétrole utilisés chaque année pour le chauffage avec des technologies qui vont être disponibles pendant des millénaires.

- Les plantations optimisées pour la biomasse (Saules, peupliers hybrides, miscanthus giganteus) ont un rendement de 10 à 20 tonnes de biomasse par an et par hectare contre 3 à 5 tonnes pour une forêt traditionnelle. Soit de 3 à 6 millions de TEP pour 1 million d'hectare. La France possède 2.5 millions de terres agricoles non cultivées, 11 millions d'hectares de prairies et 15,6 millions d'hectares de forêts.

- Un chauffe-eau solaire moyen peut fournir 50% des besoins d'eau chaude à Lille, 56% à Paris, 66% à Bordeaux et 75% à Marseille.

- Les pompes à chaleur valorisant la chaleur des eaux usées consomment environ 6 fois moins d'électricité qu'un chauffage électrique.
Réponse de le 16/09/2012 à 1:22 :
Je suis bien d'accord! Mais...je le finance comment moi le ballon d'eau energie solaire? (environ 7000 - 8000 euros).

Ma femme et moi nous pensons mettre des panneaux solaires...mais 14000 euros à sortir....

Alors bon, dans un contexte de crise avec potentiellement du chomage à la clef, je le sens moyen l'investissement pour le coup!

Alors le lobbying, dans un sens comme dans l'autre, n'est pas sains, mais un juste compromis, juste histoire d'avoir le frigo qui tourne encore un peu avec un poil de viande le soir, sa m'irais bien...(bon la tele, je m'en cogne ^^ mais lire à la bougie, sa fait mal au yeux, et sa risque de couté cher à la secu!)

Alors les vertueux, je ne connais pas vos finances, mais pensez à ceux qui ne sont pas forcement trés...fortuné!
Réponse de le 16/09/2012 à 20:36 :
Les dépenses de fonctionnement des collectivités locales ont augmenté de 11,5 milliards depuis 2007 (hors inflation) sans aucun effet sur la croissance.

Ces 11,5 milliards d'euros seraient bien plus utiles pour financer une grande politique d'économie d'énergie.

Ceci afin de réduire la facture énergétique français qui se monte, hors inflation, à 207 milliards d'euros depuis 2008. 207 milliards d'euros partis vers la Russie et les pays du Moyen Orient

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :