• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Euro: des alternatives à la politique actuelle?

Photo de Ivan Best

Jean Pisani-Ferry

Publié le 08 janvier 2014 à 09:08 - Mis à jour le 08 janvier 2014 à 15:01

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 2

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 3

    Cyclisme : du changement dans la direction de l'équipe de Paul Seixas

  • 4

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 5

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 6

    Formule 1 : Toto Wolff, des victoires qui valent des milliards

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Il y a deux manières de sortir de la crise actuelle de l'euro, qui font actuellement débat: l'avancée vers le fédéralisme ou au contraire un regain d'indépendance des Etats. Les deux voies ont leur cohérence, mais ne sont pas sans risques. Par Jean Pisani-Ferry

À l'approche de 2014, les marchés financiers sont calmes et les dirigeants européens sont soulagés, mais les problèmes fondamentaux qui ont conduit à la crise de l'euro ces quatre dernières années ne sont pas résolus. Le moment est venu de s'y atteler. C'est la thèse commune de deux importants articles récents, l'un écrit par un groupe bipartisan d'économistes, juristes et politologues allemands connu sous le nom de Glenicker Gruppe et l'autre par Ashoka Mody, un ancien fonctionnaire du Fonds Monétaire International qui enseigne à présent à l'Université de Princeton et participe au think tank européen Bruegel.

Deux voies opposées

Hormis la nécessité d'agir, les auteurs ne sont cependant d'accord sur rien. Le groupe allemand fait valoir que la survie de la zone euro a besoin d'une union politique dotée d'un budget commun. Mody dit que depuis cinq décennies les projets fédéralistes de l'Union européenne n'ont mené à rien et que la seule façon d'avancer est de renoncer à piloter les politiques nationales depuis Bruxelles et de poursuivre à la place une union décentralisée.

Éviter toute complaisance

Leur prémisse commune est correcte: il n'y a pas lieu d'être complaisant à propos de la crise de l'euro, les réformes adoptées jusqu'ici ne vont pas assez loin pour assurer une stabilité durable et le répit actuel doit être mis à profit pour concevoir l'architecture permanente du bloc monétaire. D'ailleurs, l'avènement d'un gouvernement de coalition bipartite en Allemagne,et le prochain renouvellement de l'administration européenne à la suite de l'élection du Parlement européen en mai créent l'opportunité d'une nouvelle réflexion.

Un désaccord politique

Le désaccord entre les deux articles est politique, pas économique. Le Glienicker Gruppe fait valoir qu'une union monétaire stable a besoin d'un mécanisme de transfert pour aider à amortir les récessions économiques sévères et d'un gouvernement légitime pour veiller à ce que la démocratie et l'État de droit prévalent en tout temps et dans tous les pays. Leur argument est que l'Union européenne a déjà dépassé le seuil d'intégration en-dessous lequel les membres de l'UE peuvent se comporter de façon indépendante. Le degré d'interdépendance que l'euro a créé, disent-ils, plaide en faveur d'instruments proportionnés pour la gestion des biens publics communs. Leur idée est que la zone euro ne pourrait pas tolérer un gouvernement néo-fasciste dans un pays membre et que pour prévenir un tel événement, elle a besoin à la fois d'une carotte (des mécanismes de transfert) et d'un bâton (des pouvoirs supranationaux).

Abandonner toute tentative de fédération européenne

Mody convient qu'une union politique permettrait d'améliorer le fonctionnement de la zone euro. Mais il affirme qu'elle ne sera pas mise en place, car il n'y a pas de volonté pour cela. De grands projets, dit-il, ne déboucheront que sur la confusion, de sorte qu'il serait plus sage d'accepter la réalité et de tirer les bonnes conclusions: l'Europe doit abandonner ses tentatives pour créer une fédération. En outre, il convient de se débarrasser d'un appareil de surveillance technocratique, qui manque à la fois de légitimité et d'efficacité. Il faut reconnaître que sauf en cas d'urgence, les fonctionnaires internationaux ne peuvent pas dicter des choix souverains.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Dans l'arrangement que Mody propose, les Etats décideraient par eux-mêmes de la politique budgétaire qu'ils préfèrent et feraient défaut sur leur dette en cas d'insolvabilité. Les banques sauraient que la dette publique est un actif risqué et se comporteraient en conséquence, et les gouvernements forceraient les banques à rétrécir en leur refusant par avance de les soutenir et de socialiser leur pertes. Bref, l'Europe devrait imiter la fin du XIXe siècle aux États-Unis (ou pour être plus précis, l'étalon-or au début du XXème siècle).

Une solution cohérente, mais....

La solution de Mody est logiquement cohérente et paraît séduisante. Mais il n'est pas évident qu'elle résiste à l'épreuve des faits. Tout d'abord, la cessation de paiement d'un souverain européen de grande taille serait une véritable catastrophe financière. La dette de l'État de Californie s'élève aujourd'hui à environ 1% du PIB des États-Unis, alors que la dette de l'Italie représente 18% du PIB de la zone euro. Une faillite de la Californie serait un événement secondaire aux États-Unis, alors que dans la zone euro une faillite de l'Italie appauvrirait massivement les détenteurs d'obligations, ruinerait plusieurs banques et déclencherait une dangereuse réaction en chaîne.

Une union monétaire fragile

Anticipant une telle catastrophe, les investisseurs s'abstiendraient sans doute de détenir des obligations italiennes et obligeraient l'Italie à réduire sa dette publique. Mais cela ne peut se produire qu'à long terme. Dans l'intervalle, toute la zone euro deviendrait vulnérable, tandis que la transition vers un nouvel équilibre de faible endettement public viendrait ajouter aux difficultés de l'Europe.

Deuxièmement, une union monétaire du genre imaginé par Mody ne serait pas très robuste. Privés de l'aide de leurs partenaires, les pays membres pourraient choisir de la quitter. La Grèce aurait peut-être déjà quitté la zone euro si elle n'avait pas bénéficié d'une aide financière massive.

Des risques des deux côtés

Les deux articles proposent donc des modèles opposés sur l'avenir de la zone euro. Aucun de ces deux n'est sans risques. Si, comme l'un et l'autre le suggèrent, la préférence de l'Europe pour la voie moyenne est un mauvais choix, il faudra opter pour l'une ou l'autre des solutions proposées. Cela mettrait l'Europe face à un vrai dilemme.

Raison de plus pour utiliser le répit actuel pour réfléchir, définir les options disponibles et être franc sur les préférences des uns et des autres, comme sur leurs conséquences.

Jean Pisani-Ferry enseigne à la Hertie School of Governance à Berlin et est actuellement commissaire général à la planification des politiques à Paris. Il est un ancien directeur du think tank économique Bruegel.

© Project Syndicate

Jean Pisani-Ferry

Sur le même sujet

Véronique Chabourine

OPINION. « Coupe du monde 2026 : et si le football n’était plus seulement du soft power ? »

La Coupe du monde 2026 dépasse désormais la seule logique du soft power. Son changement d’échelle, les capacités qu’elle mobilise et les effets qu’elle produit invitent à renouveler la lecture stratégique.

Idées & Débats
"Certains territoires démontrent que le redressement industriel n'est pas une chimère"

OPINION. La réindustrialisation ne viendra pas seulement d’en haut : elle doit partir des territoires

Signée notamment par les maires de Dunkerque, de Morlaix et de Decize, une tribune collective assure que la reconstruction industrielle n’est pas seulement l’affaire de l’État, des grands groupes ou encore des start-ups. Elle se joue également « dans la capacité des territoires à s’organiser, à soutenir leurs pépites et à porter leurs stratégies propres pour devenir des lieux de production ».

Idées & Débats
Le drapeau national japonais hissé au sommet du bâtiment du siège de la Banque du Japon à Tokyo, Japon. /Photo prise le 23 janvier 2025/REUTERS/Issei Kato - Le drapeau national japonais hissé au sommet du siège de la Banque du Japon est vu entre les...

OPINION. « Le put Uchida » (Michel Santi)

En promettant en août 2024 de ne pas relever ses taux par marchés agités, la Banque du Japon a offert aux spéculateurs une assurance gratuite qu'ils exercent depuis sans relâche. Le yen faible a ses raisons, différentiel de taux, choc pétrolier, doute budgétaire, mais aucune n'explique la démesure des positions. À dix jours d'une réunion décisive, Tokyo découvre que le plus coûteux des passifs est une promesse.

Idées & Débats
Lucas Lefebvre

OPINION. « Loi Duplomb 2 : protéger le bio, c’est protéger la santé des Français »

Le 16 juillet, sept députés et sept sénateurs se réuniront en commission mixte paritaire sur le projet de loi d’urgence agricole. Un rendez-vous parlementaire de plus ?

Idées & Débats
Maxime Delbarre

OPINION. « Les yeux de nos adolescents ne devraient pas servir de laboratoire aux tendances TikTok »

Se raser les cils, tester des « astuces vue naturelle », acheter des lunettes de soleil bon marché repérées sur les réseaux : ce qui aurait semblé absurde il y a dix ans est aujourd’hui reproduit quotidiennement par des millions d’adolescents. En tant qu’ophtalmologue, je vois émerger une nouvelle menace pour la santé visuelle des jeunes : la viralité.

Idées & Débats
Didier Chataing et Pierre Vion-Lombard

OPINION. « Hausse du SMIC : le paradoxe qui fragilise les emplois de proximité »

La revalorisation du SMIC au 1er juin répond à une nécessité sociale évidente. Mais le gel concomitant des allègements de cotisations patronales crée un effet pervers pour les secteurs très intensifs en main-d’œuvre. Le gouvernement risque de fragiliser précisément les métiers de proximité dont la France a besoin, à commencer par ceux des services à la personne.

Idées & Débats
Xavier Bézio

OPINION. « Congé de naissance : le choc organisationnel que les entreprises n'ont pas vu venir »

Le 1er juillet 2026, une réforme entre en vigueur. Pas dans le bruit. Dans le silence. Et c'est précisément ce silence qui devrait alerter les directions des ressources humaines.

Idées & Débats
Constance Lorenzi

OPINION. « Transformer sous contrainte : comment les entreprises peuvent-elles encore se réinventer dans une économie d’austérité ? »

La transformation des entreprises a longtemps été portée par une forme d’abondance : argent peu cher, croissance relativement stable, budgets d’innovation confortables, multiplication des projets. Dans ce contexte, beaucoup d’organisations pouvaient absorber des transformations lentes ou imparfaitement exécutées.

Idées & Débats