Réduire les excédents allemands ? Cherchez l'erreur !

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(Crédits : Reuters)
Les excédents commerciaux allemands sont seulement dûs à une sous-évaluation du change pour l'Allemagne. Pour en sortir, une seule solution: la partition de la zone euro. Par Jean-Pierre Vesperini, professeur agrégé des Facultés de droit et des sciences économiques

Jusqu'à présent, la Commission européenne avait l'habitude de blâmer les gouvernements des pays dont l'économie souffre de divers maux : de chômage massif ou d'endettement public excessif. Et elle n'hésitait pas à leur imposer des programmes d'austérité rigoureux à base de baisses de salaires pour lutter contre le chômage ou de baisses des dépenses publiques et de hausses d'impôts pour réduire l'endettement public.

La commission s'attaque à une économie qui se porte bien

 Mais voici maintenant que la Commission s'attaque à une économie qui se porte bien. Elle accuse l'Allemagne d'accumuler des excédents extérieurs excessifs au détriment de ses partenaires de la zone euro. Elle s'apprête donc à demander au gouvernement allemand de prendre des mesures pour favoriser la hausse des salaires, ou inciter les ménages à épargner moins et consommer davantage. Comme si l'économie allemande était une automobile que le gouvernement pourrait conduire à sa guise, forçant les ménages qui souhaitent épargner en vue de leur retraite à plutôt consommer ou les entreprises à accorder des augmentations de salaires réduisant donc leur compétitivité, non seulement par rapport aux pays de la zone euro, mais aussi par rapport à ceux hors de la zone euro.

Le comble de l'absurdité

 La Commission européenne est ainsi arrivée au comble de l'absurdité. Elle a déjà plongé les pays du Sud de l'Europe dans la dépression. Elle s'en prend maintenant à la prospérité de l'Allemagne qui ferait de l'ombre aux autres pays de la zone euro. En réalité, l'Allemagne n'est pas plus coupable de ses excédents que les pays du Sud n'étaient coupables de leurs déficits.

Ce qui est extraordinaire dans le comportement de la Commission, c'est que dans le cas des excédents de l'Allemagne, comme dans celui des déficits des pays du Sud, elle attribue les dysfonctionnements observés dans les pays de la zone euro à des fautes de leurs gouvernements ou de leurs citoyens, sans jamais mettre en cause l'euro, qui est pour elle un impératif  catégorique, ni parvenir à reconnaître que la source de tous ces dysfonctionnements est en vérité tout simplement le système de l'euro.

Seuls deux grands pays dans le monde accumulent les excédents commerciaux

Une observation pourrait pourtant permettre à la Commission de découvrir la vérité. Il n'y a que deux grands pays au monde qui accumulent des excédents énormes, de l'ordre de 7 % du PIB : ce sont la Chine et l'Allemagne.

Pour la Chine, les raisons de ses excédents ont connues. Elles tiennent essentiellement à l'importante sous-évaluation de sa monnaie, le yuan, même si cette raison n'est pas la seule. Pour l'Allemagne, les raisons de ses excédents sont exactement les mêmes : la cause essentielle des excédents allemands résulte de la sous-évaluation des taux de change de l'Allemagne même si, ici encore, cette cause n'est évidemment pas la seule.

Le système de l'euro est responsable de la sous évaluation du change pour l'Allemagne

Mais alors que la sous-évaluation du yuan est voulue par la Chine et obtenue au moyen d'un strict contrôle des changes, l'Allemagne n'est pas responsable de la sous-évaluation de ses taux de change. C'est le système de l'euro qui est responsable de la sous-évaluation des taux de change de l'Allemagne.

Les taux de change de l'Allemagne sont d'abord sous-évalués vis-à-vis des autres économies de la zone euro parce que depuis la création de l'euro, le coût du travail a augmenté beaucoup moins vite en Allemagne que dans les autres économies de la zone euro, alors que, par définition, dans le cadre du système de l'euro, les taux de change de l'Allemagne sont restés immuables vis-à-vis des autres économies. C'est ce qui explique l'accroissement des excédents de l'Allemagne vis-à-vis des pays de la zone euro. Les échanges entre la France et l'Allemagne étaient ainsi à peu près équilibrés avant la création de l'euro (le taux de couverture des importations par les exportations de la France vis-à-vis de l'Allemagne était égal à 97 % en 1998). Ils sont devenus depuis complètement déséquilibrés (le taux de couverture est tombé à 79,9 % en 2012).

  Les taux de change de l'Allemagne sont ensuite sous-évalués vis-à-vis des économies extérieures à la zone euro. Le système de l'euro aboutit en effet à un taux de change de l'euro vis-à-vis des monnaies extérieures à l'euro (dollar, yen), qui est sous-évalué pour l'Allemagne, mais surévalué pour la plupart des autres pays européens.

Un change trop faible pour l'Allemagne, trop fort pour les pays du Sud de l'Europe

L'explication de cette distorsion est simple. Le taux de change de l'euro se fixe en fonction du solde extérieur global de l'ensemble de la zone euro. Mais ce solde extérieur global recouvre l'excédent de l'Allemagne et les déficits ou légers excédents des autres pays de la zone euro. C'est la raison pour laquelle le taux de change de l'euro est trop faible pour l'Allemagne, d'où ses excédents vis-à-vis des pays extérieurs à l'euro, et trop fort pour les pays du Sud.

De là viennent les déficits extérieurs de ces pays lorsque leur économie évolue à son potentiel de croissance ou au contraire l'obligation où ils se trouvent de mener des politiques d'austérité les faisant tomber sous leur potentiel de croissance afin de réduire artificiellement leurs importations et d'éliminer leurs déséquilibres extérieurs.

Ne doutons pas que la Commission puisse par ses recommandations faire disparaître les excédents allemands en réduisant la compétitivité de l'Allemagne et en affaiblissant son économie exactement comme elle a su faire disparaître les déficits des pays du Sud en détruisant leur économie.

La différence, c'est qu'étant donné la situation de faiblesse où ils se trouvaient, les pays du Sud n'ont pas pu s'opposer à la Commission, tandis que l'Allemagne, principale puissance de la zone euro, n'a aucune raison de suivre les recommandations de la Commission parce qu'elles sont à la fois stupides et contraires à ses intérêts, à l'instar de celles faites aux pays du Sud.

 Une partition de la zone euro en deux zones monétaires

Si l'on veut vraiment réduire les excédents allemands, il faut comprendre que ces excédents viennent, comme on l'a vu, du vice de conception originel de l'euro. On ne mettra fin à ce dysfonctionnement, comme à ceux dont sont victimes les pays du Sud, qu'en opérant une refonte du système des taux de change des pays de la zone euro, à la fois entre eux et vis-à-vis des pays extérieurs à la zone. Cette refonte ne pourra s'obtenir que par la réforme de l'architecture de la zone euro, c'est-à-dire par une partition de la zone euro en deux zones monétaires: une zone des pays les plus compétitifs avec essentiellement l'Allemagne et une zone des pays les moins compétitifs avec l'ensemble des pays méditerranéens (France, Italie, etc.).

Plusieurs solutions sont concevables pour opérer cette partition. L'économiste allemand H.W. Sinn vient de proposer que les pays les moins compétitifs sortent de la zone euro. Un ensemble d'économistes européens a proposé au contraire que ce soient les pays les plus compétitifs qui sortent de la zone euro (cf. Manifeste de Rome pour la solidarité européenne).

 Une partition inévitable              

 On peut discuter des avantages et des inconvénients de ces deux formules. Ce qui apparaît en revanche de plus en plus certain, c'est que la partition de la zone euro est désormais inévitable si l'on veut éviter que l'Europe ne sombre dans une dépression permanente.

 

*Auteur de « L'Euro, origines, vertus et vices, crises et avenir » Dalloz, 2013

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Commentaires
a écrit le 13/01/2014 à 19:08 :
Si l'Allemagne est le premier de la classe pourquoi les autres pays de l EURO ne font pas pareil ? Au lieu de faire regresser l'Allemagne ou de couper la zone Euro en petits morceaux facon puzzle...
a écrit le 10/01/2014 à 7:51 :
C'est le client qui décide, sur base de la valeur perçue du bien qu'il achète.
Et le client préfère les produits allemands aux produits français.
En Chine, où VW et PSA produisent des voitures avec une base de coût égale, les clients chinois préfèrent de loin les voitures allemandes - preuve que c'est la qualité perçue et pas le prix resp. les coûts qui décident l'acheteur.
a écrit le 09/01/2014 à 13:45 :
Je travaille en Allemagne depuis 3 ans, je suis toujours surpris par les tentatives d'explication du succès de l'Allemagne et l'échec de la France.
Un constat simple : à salaire égal, un Allemand coûte 10% moins cher (écart entre les charges sociales) et vit mieux car le coût de la vie est moins élevé, en premier lieu les loyers.
Un second constat: il y a moins de contraintes sur les entreprises (je suis responsable d'une usine en Allemagne, je peux donc comparer).
a écrit le 09/01/2014 à 12:17 :
Ceci explique la mauvaise foi de l’article : L’auteur reconnait lui-même que le problème trouve son origine dans les évolutions relatives du coût du travail entre l’Allemagne et les autres pays.

La proposition de la commission européenne est donc logiquement de faire l’inverse que dans les années 2000. En clair elle demande aux Allemands d’augmenter leurs salaires (quel sacrifice !). Ca serait tout aussi efficace et beaucoup moins compliqué/douloureux qu’un éclatement de la zone euro pour réduire les écarts de compétitivité entre pays.
a écrit le 09/01/2014 à 11:14 :
Que les pays d'Europe du Sud adoptent le dollar américain. Ils auront une monnaie internationalement réputée, moins forte et moins pénalisante que l'euro et Airbus sera content car il pourra produire ses avions en dollars!
a écrit le 09/01/2014 à 8:20 :
Bonjour,
L'impartialité d'un journal consiste à publier toutes les opinions. Mais le devoir d'information voudrait que La Tribune mentionne la "proximité" de Jean-Pierre Vesperini avec le Front National et ses thèse anti-Euro... Cette analyse de Jean-Pierre Vesperini n'est donc pas impartiale.
Réponse de le 09/01/2014 à 10:52 :
Economiste tout à fait valable.
On s'en fiche de sa proximité avec le FN. Cela ne discrédite pas ses points de vue qui sont 100 % juste
Réponse de le 10/01/2014 à 22:53 :
Mr Hollande se concentre sur sa vie privée, Mme Merkel travaille...
a écrit le 08/01/2014 à 22:09 :
On s'en sort pas : c'est à cause de l'euro, on y est pour rien.
Ils s'en sortent : c'est grâce à l'euro, ils y sont pour rien.
Vu que c'est la faute à personne, il n'y a qu'à couper la zone euro en 2. Enfin, non, en 4. Quoiqu'en 8 ça serait top. Bon vous savez quoi ? tout le monde sa monnaie et c'est réglé on en parle plus.
a écrit le 08/01/2014 à 20:41 :
ces excédents existaient avant l'euro et les pays du "sud" étaient déficitaires...certes, la France a brièvement connue une période avec des excédents mais bon,....le problème est ailleurs, non?
Réponse de le 09/01/2014 à 9:42 :
ce n'est pas vrai l'italie était excédentaire. Elle a ensuite connu une période de déficit commerciale avec l'arrivée de l'euro. Maintenant elle est en léger excédent car sa consommation et donc ses importations ont chuter et ses entreprises cherchent désespérément des débouchés à l'extérieur
a écrit le 08/01/2014 à 20:23 :
A quoi sert-il d'envoyer des commentaires s'ils ne sont pas publiés? A 20 heures, on annonce 16 commentaires pour cet article, il n'y en a que 9 qu'on puisse lire.
Réponse de le 08/01/2014 à 21:00 :
Pour lire TOUS les commentaires, tapez en même temps sur votre clavier : ctrl + F5.
La Tribune a un problème avec le cache des navigateurs.
Votre ordinateur reprend le premier cache que vous avez eu de l'article.
Je leur en ai fait part.
Je sais que vous ne pourrez pas voir mon commentaire car le premier cache que vous reprenez chaque fois est déjà sur votre ordinateur.
Réponse de le 08/01/2014 à 23:33 :
Merci
a écrit le 08/01/2014 à 20:13 :
Beaucoup de bla bla. Les vraies raisons sont: Les Allemands savent travailler et se plier pour leurs clients. Le pays est 50 fois plus efficace que la France qui préfère se la raconter ....
Réponse de le 09/01/2014 à 7:01 :
Ah ouais ? Quand je vois le taux de pauvreté qui augmente en Allemagne, en vous lisant je suis plié ... de rire !
Réponse de le 09/01/2014 à 10:54 :
cette mentalité continue.

Les allemands ont pris tout le contrôle d'EADS alors quel l'aéronautique était franco-britannique. Les moteurs des mercedès sont des moteurs Renault avec des pneus Michelin. Alors la Deutsche Qualitat Basta!
a écrit le 08/01/2014 à 19:10 :
Si, pour simplifier, on ne considère que la France et l'Allemagne, leur divergence depuis 1990 ne vient-elle pas de ce que la France, qui traîne, pratique un keynésianisme (et un colbertisme) archaïques, tandis que l'Allemagne victorieuse est une adepte de l'offre? Si on admet cela, ne serait-ce que pour partie, le remède ne serait-il pas, plutôt qu'une scission de la zone euro, une conversion de la France vers l'économie de l'offre dont nos énarques semblent ignorer l'existence? Et, par suite, une conversion de nos présidents à cesser d'acheter le vote du peuple par la politique du SMIC qui a ruiné le pays (et le ruinerait tout pareil en cas de scission, c'est à dire, par construction, de dévaluation, suivie, bien sûr, de la course prix-salaires classique, mais maintenant, vu l'état d'esprit de la CGT, pire, avec grèves dures et séquestrations)?
Réponse de le 08/01/2014 à 22:54 :
Toujours les mêmes sottises. L'Allemagne était dans une situation extrêmement difficile au début des années 2000, tandis que la France se portait comme un charme.
Quant à l'archaïsme présumé du colbertisme, il a permis à la France d'être, encore à l'heure d'aujourd'hui en 2014, la 5ème puissance mondiale. Vu ce que vous dîtes elle aurait déjà dû être reléguée loin derrière des pays comme le RU depuis longtemps si ce que vous disiez était vrai.
Allemagne victorieuse peut-être, mais sûrement pas pour les Allemands qui avalent des couleuvres avec des salaires misérables pour les plus basses classes. L'espérance de vie recule dans les lander les plus pauvres, quelle réussite...
Réponse de le 09/01/2014 à 7:41 :
France la 5eme puissance mondiale....? Relativisons ce chiffre : part du secteur marchand (seulement) 44%. Part des Revenus de transfert dans le PIB : 30%. Colbertisme? Je vois pas trop quels ont été les réussites de cette politique.
a écrit le 08/01/2014 à 19:04 :
il faut que chaque pays reviennent à sa monnaie sera plus simple. Faire plusieurs zone monétaires posera d'autres problème un autre pays mangera les autres dans cette nouvelle zone
a écrit le 08/01/2014 à 18:37 :
C'est si évident que tous les politicards français et les technocrates (ce sont souvent les mêmes hélas et ceux qui ont d’ailleurs conçu la folie de l’euro le produit miracle) en font dans leur froc quand on aborde la fin de l'eurozone, c’est pour cette raison que personne n'élève la voix contre une bunkérisation de la BCE ni même contre de non-respect des traités, un comble que Merkel a accepté sous Trichet et Draghi les rois du déni de réalité et des contorsions sémantiques voire juridiques. La seule qui voit juste en France est Marine Le PEN, et si le FN ne faisait pas de conneries en terme de communication et devenait plus soft sur la forme pas sur la détermination car on en a besoin, dans son combat pour la France et les français en étant un peu plus fine et intelligente sur la question de l'immigration et sur les questions de l'assimilation ou de l'intégration des immigrés, elle ferait un carton. Des parts de marché sont donc à prendre, les clients sont encore habitués par confort et par sécurité à leurs marques politiques, mais tout change, regardez du côté des lessives, qui aurait dit que Le Chat supplanterait Ariel ou Skip, dans le haut de gamme, et que des marques comme Persil referaient surface dans le milieu et bas de gamme. La politique c’est pareil, l’absence de lucidité des dirigeants et de remise en cause ou de courage, les fera rayer de la carte des électeurs.
a écrit le 08/01/2014 à 18:22 :
Pas besoin de sortir de Saint Cyr il faut tout simplement sortir de l'Euro (Art. 50) sinon c'est l
nous qui imploserons, une constation la perte des emplois c'est bien sur du à l'euro mais j'ai pas besoin d'etre maitre de conférence. Mais de cela ils ne veulent pas en entendre parler.
L'eurodeustchemarc c'est bon pour les Allemands. Point......
Réponse de le 08/01/2014 à 18:49 :
@ grand : Le chômage français, c'est de la faute des autres, c'est bien connu. C'est tellement plus facile comme çà....
a écrit le 08/01/2014 à 18:21 :
L'Allemagne en période du DM enregistrait des excédents monumentaux déjà en "ZE", une zone monétaire qui n'existait pas! Et avait beaucoup de succès sur d'autres continents. Depuis l'introduction de l'euro les excédents sont de plus en plus réalisés hors zone euro environ 61 %.Donc l'impact est limité pour la ZE. En periode de la DM c'était environ la moitié 30 % des exportations. Les taux de change n'évoluent guère en fonction des seuls échanges commerciaux, analysez l'historique de la parité USD/DM! Les variations était énormes sans que la FED aurait pu faire grand chose, ni certainement la BUBA d'ailleurs.
Réponse de le 08/01/2014 à 18:37 :
Puisque que l'on vous dit que c'est tout simple, y'a ka, faut que, et tout le monde sera heureux... Ne gâchez pas la fête.
a écrit le 08/01/2014 à 17:56 :
Nos politiques avaient fait le choix du tertiaire et pensaient que l industrie était finie, grosse erreur qui n a rien a voir avec l euro.on en a moins dans le PIB que les anglais !pareillement on peut s interroger sur la qualité des patrons qui ne sont manifestement pas assez sur les meilleurs secteurs actuellement. Pourquoi on ne fait pas autant de machines outils par exemple que nos voisins d outre Rhin?
a écrit le 08/01/2014 à 17:52 :
Et en combien de zones faut-il couper les USA ?
a écrit le 08/01/2014 à 17:51 :
Moi je parie sur le statut quo car l euro est plus qu une monnaie. Aux US, lowa est moins compétitif que la Californie et ils arrivent, la différence c est qu il y a un budget fédéral. Si par malheur on doit se séparer il faut que ce soit les allemands qui sortent parce que sinon notre dette en euro sera insoutenable après la dévaluation que l on aura subi
a écrit le 08/01/2014 à 17:01 :
Les excédents allemands sont la parce que l'Allemagne a menée une politique de dévaluation compétitive vis a vis du reste de l'Europe. En clair, leurs excédents correspondent aux déficits des autres pays.
Réponse de le 08/01/2014 à 18:31 :
comment peut-on dévaluer face à un autre pays quand on a la même monnaie ?
arrêtez de répéter les pires conneries qu'on peut lire çà et là, s'il vous plaît.
Réponse de le 08/01/2014 à 18:48 :
@Gcube : Comment peut-on faire une dévaluation comptétitive face à un pays qui a la même monnaie que vous ?
SVP, cessez de répéter à tous vents les idioties que l'on trouve un peu partout dans les médias (voire dans les manuels scolaires d'économie sociale) : çà ne mène nulle part.
Réponse de le 08/01/2014 à 22:45 :
Asimon a apparemment un niveau de connaissance en économie lamentable. Le mot dévaluation compétitive est pourtant archi usité par les temps qui courent, et signifie baisser ou limiter la hausse des coûts du travail (salaires, charges, taxes) plus que les concurrents.
Réponse de le 09/01/2014 à 7:50 :
L'Allemagne a (intelligemment) pratiquée une politique de MODÉRATION salariale durant la 1ère partie des années 2000, pendant que les salaires dans les pays du Sud (y compris france ) augmente
fortement. Donc , oui l'Allemagne a améliorer sa competivite relative au sein de la zone euro.Mais il n'y a jamais eu de baisse nominale du salaire moyen en Allemagne , comme on observe depuis 3 ans en Espagne et au Portugal.
a écrit le 08/01/2014 à 17:01 :
Les excédents allemands sont la parce que l'Allemagne a menée une politique de dévaluation compétitive vis a vis du reste de l'Europe. En clair, leurs excédents correspondent aux déficits des autres pays.
a écrit le 08/01/2014 à 16:40 :
Tout cela est bel et bon. Mais l'euro n'a pas été créé pour homogénéiser les économies européennes: il a été fait pour que l'Europe soit unie politiquement. Et pour qu'on ne se fasse plus jamais la guerre entre nous. Le reste, on s'en fiche un peu, finalement.
Réponse de le 09/01/2014 à 9:44 :
l'euro enrichit l'allemagne et détruit les autres pays de la zone euro mais c'est bien
a écrit le 08/01/2014 à 16:30 :
Il n'y a pas à s’énerver avec les excédents allemands ! Qu'il commencent à rembourser leurs dettes monumentales, après on en reparlera...

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