Comment l'e-commerce continue de gagner du terrain sur le commerce physique

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(Crédits : Reuters)
L'e-commerce continue de gagner des parts de marché, en élargissant son offre et en réduisant les frais d'acheminement. Par Mickael Froger, CEO et co-fondateur de Lengow

En 2014, l'e-commerce aura à nouveau démontré une croissance à deux chiffres, bien loin de la morosité qui frappe le commerce de détail. Le commerce en ligne affiche ainsi un chiffre d'affaire de 57 milliards d'euros cette année, soit une hausse de 11 % en un an selon la Fevad.

Malgré la réaction de la grande distribution qui mise désormais largement sur le « drive » pour répondre rapidement aux clients, l'e-commerce progresse : avec 69 % d'adeptes, la France se place au 6e rang mondial du commerce en ligne. Il est vrai que l'Hexagone ne compte pas moins de 157 000 sites e-commerce actifs, dont Amazon est désormais le numéro un, après avoir récemment dépassé Cdiscount.

Avec l'augmentation rapide du taux d'équipement en smartphones et la progression de la couverture en réseau 4G, le commerce en ligne est désormais accessible au plus grand nombre. Pour preuve, même les services qui ne sont à priori pas adaptés à l'e-commerce adoptent massivement des mécanismes d'e-réservation. Quant au marché de l'art, il bénéficie lui aussi pleinement du dynamisme de l'e-commerce.

L'achat d'oeuvres d'art en ligne


Selon le rapport Deloitte/ArtTactic datant de mars 2013, plusieurs centaines de sites e-commerce se sont ainsi ouverts en quelques mois pour profiter du dynamisme du secteur de l'art en ligne. En parallèle, le nombre de galeries d'art aurait baissé dans les grandes villes, notamment à cause du prix des loyers dans ces zones. Sur ce segment, l'e-commerce tire son épingle du jeu en permettant d'exposer plus d'œuvres que les galeristes, en toute sécurité et à un public distant de plusieurs centaines voire milliers de kilomètres.

Une saisonnalité de plus en plus forte

La crise a cependant rationalisé les achats, dont la saisonnalité est de plus en plus forte. Le budget des ménages est plus resserré qu'auparavant, mais les particuliers tendent à plébisciter le e-commerce malgré tout pour sa facilité et la possibilité de comparer les prix en toute tranquillité. Le nombre de nouveaux acheteurs et la fréquence d'achat ont ainsi tous deux progressé en 2014 : 20 transactions en ligne par an et par acheteur ont été observées, contre 18 en 2013. Cette accélération du rythme des livraisons a, par ailleurs, pu s'appuyer sur des conditions de logistiques plus favorables : si l'érosion du volume de courrier se poursuit d'années en années, La Poste a mis au point des services attractifs pour répondre aux besoins des e-commerçants, notamment depuis la perte de son monopole sur le courrier en 2011.

Désormais, la plupart des sites e-commerce proposent en outre des frais de port réduits, voire gratuits. C'est d'ailleurs sur ce point qu'Amazon a récemment été rappelé à l'ordre : le cumul de la livraison gratuite et de la remise de 5 % sur le prix des livres étant interdit par la nouvelle loi adoptée en juillet 2014. En réponse à cette mesure, Amazon avait annoncé qu'il appliquerait désormais un tarif de livraison d'un centime par commande. Et le géant ne compte pas s'arrêter là : en phase de test aux Etats-Unis, le service Amazon Fresh pourrait aboutir à la livraison de produits frais à domicile !

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Commentaires
a écrit le 11/03/2015 à 5:45 :
Aucun rapport entre les structures de résultat et les profils fiscaux? Etonnant.

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